Ruines de châteaux

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Archives pour janvier 2008

Senj Nehaj 2003 Croatie

Posté par ruine le janvier 31, 2008

Forteresse de Senj, Croatie

Une tour forteresse sur les hauteurs de Senj qui a subi des bombardements en 1943, puis restaurée de 1965 à 1977. Quand les Turcs envahissent la péninsule au XVIe, ils ne parviennent pas jusqu’à la côte Dalmate qui demeure la possession des Habsbourgs au nord et des Vénitiens au sud.
La construction débute en 1558, sous la tutelle de l’empereur qui craint pour ses frontières septentrionales, les Uskolens en ont la charge. Cette communauté arrivée à Senj vers 1520 s’évanouit dans le paysage à la fin du XVIIe. Il faut bâtir vite, sur le site l’ancienne église du XIIe a déjà fait les frais d’une première razzia turque en 1520, ses restes avec ceux d’édifices voisins sont mis à contribution. Si le fort conserve quelques attributs moyenâgeux avec ses quatre échauguettes d’angle et son crénelage, c’est surtout un ouvrage défensif moderne exclusivement dévolu à l’artillerie. Régularité et symétrie ont dicté l’aménagement des quatre faces, sur chacune, trois canonnières en partie haute et en-dessous des bouches à feu, pour des armes légères, réparties selon un tracé symétrique.
Un cube presque parfait de 23 m sur 18, dont l’isolement sur sa colline pelée contraste avec l’exiguïté de la cour intérieure. Sur le chemin de ronde règne l’harmonie et la plénitude, la douceur de la toiture me renvoie à celle d’un cloître. Panoramique sur le littoral et les montagnes voisines, cette terrasse suspendue fait oublier les salles obscures et fraîches qui la supportent. Au bord de la nationale qui relie le nord au sud de la Croatie, tu ne pourras pas manquer l’édifice sur sa butte à la sortie de la ville. Aujourd’hui, des norias de poids lourd empruntent la route qui passe au pied du fort, Senj est un point stratégique depuis plus de trois millénaires, ville portuaire d’échanges commerciaux, frontière entre l’Europe Centrale et le monde méditerranéen.

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Vrana 2003 Croatie

Posté par ruine le janvier 31, 2008

Château de Vrana, Croatie

A côté de Vrana dans un lieu dit Maskovic il y a deux monuments, un château et un caravansérail, de part et d’autre de la route. En sortant de Zadar vers le sud, tu longes la côte, après Biograd na Moru tu roules 10 km sur la route de Benkovac. Il fait déjà chaud sur ce plateau, le caravansérail est fermé et son mur d’enceinte est suffisamment haut pour ne rien laisser apparaître, nous pouvons à peine faire le tour par les champs. De l’avis des guides touristiques le bâtiment est remarquable dans cet état de conservation, il semble occupé par une exploitation agricole..? Dans un remarquable appareil de pierres jointives le bâtiment fut érigé  dans la première moitié du XVIIe pendant l’occupation ottomane. Le fort en face, en ruine, est forcément ouvert à tous les vents. En avant de l’enceinte, il devait y avoir une première basse-cour protégée par une grosse tour carrée, bien assise sur un soubassement à pans inclinés. Un long mur, vraisemblablement l’enceinte principale du château, est percé d’archères et d’une poterne sans aucun système défensif, sur le couronnement quelques merlons sont toujours en place, au verso le chemin de ronde est encore praticable. Au-delà ça se gâte, le délabrement est ancien et s’apparente à un champ de pierres noyé dans les arbustes d’où émergent des pans mur et de muraille, peu de repères pour l’attribution des espaces. Apparemment pas de tours sur la courtine à peine des renforts d’angle, un seul ouvrage domine l’ensemble, un donjon ou une tour de guette, voire un pigeonnier, car il me semble me souvenir de niches sur les parois intérieures. L’ensemble, posé sur un monticule, domine une plaine agraire encadrée de collines. La datation du monument n’est pas aisée, elle pourrait être du début du XVIe, lors de l’arrivée des Ottomans qui se seraient appuyés sur d’autres vestiges. L’appareil de construction est moins soigné que celui du caravansérail.
Quel lien y avait-il entre ces constructions et la présence des templiers à Vrana ? Pourquoi ces implantations ? Les moines y auraient récupéré en 1169 un monastère  possédé par le pape Alexandre III. Héritage du passé prestigieux de Biograd na Moru, en plein déclin à cette époque ? Au XIe siècle la cité était la capitale de la Croatie. Dans sa cuvette surchauffée, dominant la plaine côtière de Zadar, Vrana était en territoire turc, proche de la frontière et depuis toujours une étape entre le nord et le sud.

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Tracoskan 2003 Croatie

Posté par ruine le janvier 31, 2008

Château de Trakoscan, zagorje, Croatie

Louis II n’aurait pas renié ce petit château féodal remanié à la mode romantique. Trakoscan est en pleine Zagorje, j’ai déjà évoqué cette région frontière avec la Slovénie, contrée de lacs, de montagnes et de forêts. Contraste avec Véliki Tabor, au charme de l’austère ruralité de cette demeure renaissance répond le faste et la pompe du XIXe mercantile. Belle mise en scène de la part du pouvoir socialiste qui a prorogé les faits en consacrant Trakoskan comme un élément incontournable du patrimoine touristique. L’idolâtrie est valorisée par un complexe hôtelier au luxe suranné, ambiance seventies, conçu pour alimenter des bus entiers de prolétaires méritants. Planté en contrebas du château, au bord de la nationale, aujourd’hui il satisfait de plats roboratifs les touristes et les Croates enrichis, dans de grandes salles vides. Significative stagnation des mœurs, contrairement à nos contrées, la bouffe n’a pas encore été détrônée par les gadgets vaguement culturels d’un visitor center où finalement le touriste visiteur passe plus de temps à virtualiser le site, rassurez-vous ce n’est pas encore le cas à Trakoscan.
Pourtant l’histoire avait gâté cette grosse tour de guet élevée après 1250, possession d’une famille qui gérait au moins toute la région. Quand passent les siècles, plusieurs familles se succèdent, à chaque fois le territoire se morcelle mais le château gagne ses agrandissements autour du noyau du XIIIe. La modernisation est en marche, avec son toit terrasse capable de supporter un canon, la grosse tour Ouest date de l’extrème fin du XVIe, à cette époque les Drakovic règnent sur les terres. Une peinture de la deuxième moitié du XVIIe siècle, atteste de l’état d’un ensemble proche de sa configuration actuelle, mais un conflit familial l’abîme. Restauré, il conserve un usage militaire, la région n’est pas si sûre. Aux alentours de 1850 la famille décide de réinvestir le lieu, de grands travaux sont menés à l’intérieur et surtout l’aménagement du parc, plantations, création d’un lac. La superstructure du château n’est pas trop affectée, construction de la petite tour Nord et de la terrasse Sud-Ouest.
L’empreinte romantique est bien là, présente surtout dans l’utilisation outrancière de tous les poncifs néo gothique, sans discernement : bandeaux de surlignement à profusion, frises de faux mâchicoulis sur tous les pourtours, faux crénelages, fausses échauguettes à tous les angles. C’est après la seconde guerre mondiale, en 1952, que le château devient un musée : collection d’armes, de peintures avec tous les Drakovic et l’ensemble du mobilier construit spécifiquement pour l’aménagement des pièces au XIXe.

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Veliki Tabor 2003 Croatie

Posté par ruine le janvier 25, 2008

Veliki Tabor, Croatie

Veliki Tabor, Croatie

L’extrême ouest, à la frontière slovène, dans un panorama de collines entre prairies et forêts presque trop vertes, sur une éminence un gros château trapu. Juste ce qu’il faut de délabrement qui sied si bien à un bâtiment rural, des abords pas franchement soignés, des murs lézardés, des enduits à l’aplomb approximatif. Tout flaire le suranné, un entretien régulier mais chich. Veliki n’a pas bénéficié de l’exploitation touristique outrancière des symboles, d’une époque révolue, donnés en pâture au bon peuple par un pouvoir progressiste. Aujourd’hui, le site est inventorié par l’Unesco, le pire est malheureusement à craindre. Que va devenir cette grosse muraille décorée par une modénature de faux mâchicoulis, implantés à mi hauteur ils ne servent qu’à alléger la silhouette. Toute la féodalité est rassemblée là, puissantes tours englobées dans une enceinte qui enserre le vieux donjon polygonal du XIIe, monumentalité du portail qui s’apparente à celui d’une grosse ferme. Rustique, pourtant il ne date que du début du XIXe. L’ensemble est du XVIe, dernier sursaut d’orgueil d’un hobereau de campagne qui entend maintenir une pression symbolique sur ses féaux, ou peur des Ottomans ?
Dommage, cher lecteur, tu n’auras pas ma chance en pénétrant dans cet édifice, dont je ne savais rien. Jamais apparences ne furent plus trompeuses, à l’opacité de l’extérieur résonne l’éclat de la cour intérieure, toute la puissance symbolique du moyen âge s’évanouit devant cette grâce rurale renaissante. Tu viens de passer le porche, naturellement sombre et humide, quand tes yeux retrouvent lumière et un décor de cour italienne d’une incroyable harmonie.
Une vaste loggia sur trois niveaux de coursives court sur toute la façade intérieure de l’enceinte. Il vient de pleuvoir, les murs suintent, le ciel est encore sombre, le pavé de la cour luit, un carillon sonne régulièrement. Un escalier à gauche de l’entrée t’emmène dans le donjon ou dans les coursives, là les portes ouvertes t’offrent le spectacle d’une vie pastorale. Les salles se succèdent avec leurs expositions qui relèvent plus de l’amas, ainsi cohabitent pèle-mêle : ustensiles, instruments chirurgicaux et aratoires, peintures ou photographies vernaculaires. Les salles basses abritaient une singulière collection d’armes et de photos, allégorie aux milices et combattants croates de la guerre de 93. Dernières curiosités plus consensuelles, la chapelle gothique au décor baroque située au premier étage, enfin dans la cour, le grand puits descend à plus de 30 m. Tu n’es qu’à 60 km de Zagreb, dans la Zagorje, près de Desni. Depuis la capitale vas au nord ouest vers Podcetrtek, après Kumrovec. La colline est investie depuis le IIe siècle par un fort romain, vous serez au calme, les touristes préfèrent la côte et les rivages de l’Adriatique. R. C.

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Sisak 2003 Croatie

Posté par ruine le janvier 25, 2008

Sisak Croatie

Sisak Croatie

Ambiance populeuse, à l’écart des voies fréquentées si ce n’est pour se rendre à Vukovar. Sisak  ressemble à toutes ces villes du monde où seuls les VRP passent une soirée, heureusement Zagreb n’est qu’à 40 km au nord ouest. Au bout de la ville, juste avant la confluence de la Sava et de la Kupa, vers le sud, sur une langue de terre la grosse forteresse médiévale est bien ancrée. Impressionnante dans la livrée rose de sa haute muraille surmontée de hourd de bois sombre. L’ensemble se trouve dans un état impeccable et relève d’une certaine bonhomie. L’imposant quadrilatère encadré de ses grosses tours rondes est une construction parfaite, il a certainement dû servir de référent pour les modèles en carton-pâte de mon enfance.
Le chateau de Sisak présente une belle illustration du vocabulaire défensif du XIIIe au XVIIe, un hourd bien reconstruit, des tours couvertes, un accès piéton au premier niveau desservi par une superbe reconstitution d’un escalier en bois, chef d’œuvre de charpentiers, des bouches à feu et de puissantes canonnières sur les tours de la rive.
Nous connaissons deux faits historiques au cours desquels le château aurait largement rempli son rôle : au XIIIe lorsque des invasions mongoles seront repoussées, puis à la fin du XVIe quand les Ottomans vont mordre la poussière lors de la bataille de Sisak, ainsi disparaitront toutes leurs velléités expansionnistes dans la région, la Sava étant leur ultime frontière.
Dans le pré, en contrebas du château, les familles se retrouvent pour les joies simples d’un pique-nique égayé par des jeux de ballon, à côté trône une superbe bâtisse toute en bois sombre dans un état de semi abandon. Vestige balbutiant d’un écomusée de l’ère socialiste, héritage du même lot que les superbes projecteurs de stade de foot qui cernent la forteresse. R. C.

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Cheb 2001 Rep Tchèque

Posté par ruine le janvier 25, 2008

Cheb tchéquie

La dernière ville avant la frontière, cité industrieuse. Carrefour par où transitent tous les camionneurs européens, avec ses inévitable corolaires : chaussées grasses et défoncées, banlieues noirâtres à l’éclairage rare, immeubles squattés et putes en rez-de-chaussée, réalisme suintant. La réponse à cet univers noir et blanc à la Franju est une oasis pimpante, comme peuplée de nains rigolards. Façades colorées en jaune, rose, bleu ou vert, maisons baroques aux toits pentus, la Grand’place de la ville ancienne bâtie sur une colline semble bénéficier de toutes les subventions de la CEE. Le burg, à deux pas, n’est pas épargné par cette vague de restauration largement inspirée par l’Allemagne si proche. La grande enceinte en blocs lourds du XIIe qui surplombe l’Eger abrite des constructions romanes, principalement une tour et la chapelle. Du palais roman lifté à l’époque baroque il ne subsiste que des murs avec leurs baies jumelées. La tour pentagonale appelée Tour Noire, car élevée en pierres volcaniques, comporte deux étages surmontés d’un belvédère.
Plus originale, la chapelle, elle n’en a pas l’allure et évoque plutôt une solide maison forte bien trapue avec ses deux étages, une disposition assez rare. Inévitablement, je pense à la Sainte Chapelle du Palais de la Cité, sa contemporaine. Elle aussi à deux niveaux, mais la comparaison s’arrête là. Autre signe de son appartenance à une époque révolue, la décoration, inspirée des rites païens fait référence au fantastique et aux monstres, à Chartres en cette fin de treizième les vitraux  font déjà la part belle à la figuration humaine.
Construit par les Hohenstaufen, Cheb tombe entre les mains des Wallenstein, riche famille allemande qui mena des incursions lucratives dans toute la bohème dont le Cesky Raj. L’affaire ne leur a pas porté chance car le 25 février 1634, Albrecht de Wallenstein se fait assassiné peu après trois de ses collègues  Kinsky, Illo et Neumann dans son château. Petite histoire sanglante. R. C.

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Kost 1994 tchéquie (Cesky Raj)

Posté par ruine le janvier 18, 2008

Château de Kost Cesky-Raj Rep tchèque

Quand Kost apparaît,  au détour d’une petite route forestière, sur son rocher entouré d’eau, tu te souviens immédiatement des illustrations des albums de ton enfance. Ce matin-là, la brume planait encore au-dessus de l’étang, au mois de mai la vallée est calme, le beau château gothique comme se plaisent à dire les tchèques fait bloc sur son socle. Dominé par un massif donjon carré de six étages l’ensemble ne dénie pas ses ajouts successifs, autour du noyau médiéval daté du XIVe se sont greffées des constructions plus tardives jusqu’au XVIIe. Des bâtiments, les plus récents, vous admirerez l’aile occidentale baroque avec son parement de pierre taillée en pointe de diamant, élevée sur l’ancienne courtine elle abrite le palais résidentiel. Il s’agit d’un château en parfait état de conservation, bien entretenu.
Hors saison, il attire quelques visiteurs en fin de semaine, mais en été la fraîcheur de la rivière et de l’étang le métamorphose en un parc de loisirs. L’intérieur du château se visite de fond en combles avec quelques attractions juteuses telles que cuisine équipée, salle de torture taillée dans le rocher et plus conventionnelle une collection d’armes du XIXe. Comme le Frydstejn, son voisin du nord, Kost a su repousser les assauts des Hussites au XVe, depuis il n’a cessé de s’embourgeoiser et de bénéficier de restaurations permanentes.
Au milieu du Cesky Raj, Kost est à l’ouest de Jicin, depuis Sobotka utilisez une petite route qui passe à Humprecht, où se trouve une fantaisie baroque constituée d’un édicule sur une grosse tour, toujours en pleine forêt roulez vers la 279, vous ne pourrez pas l’éviter. Une image de conte de fée, à 1100 km de Paris. R.C.

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Frydstejn 1994 tchéquie (Cesky Raj)

Posté par ruine le janvier 18, 2008

Frydstejn Cesky-Raj Rep tchèque,

Je me souviens de la satisfaction d’apercevoir enfin une ruine qui avait de l’allure. Sur une arête rocheuse au-dessus de la forêt, la grosse tour ronde du Frydstejn et quelques pans de muraille dominent les alentours. L’accès est aisé car le site se visite, nous n’aurons pas ce plaisir, il est trop tard. Après une vaine tentative d’escalade du rocher sur lequel s’accroche la tour nous nous contentons de longer le mur d’enceinte. Construit sur un amas de rochers, le château compte de nombreuses salles troglodytes qui s’ouvrent sur la vallée, les constructions alternent avec la roche.
L’importante popularité du site dans cette région touristique a favorisé des aménagements sécuritaires ainsi que des restaurations, c’est toujours un peu regrettable.
L’établissement aurait eu lieu au XIVe, sans précision, il serait passé entre plusieurs mains, en 1432 les Hussites en firent le siège, en vain, son abandon remonterait au milieu du XVIe. Des vestiges et objets récupérés lors de fouilles du château sont également exposés au musée de Turnov. Certainement plus pour l’imaginaire populaire, Frydstejn aurait servi de refuge pour des déserteurs et des persécutés.
Depuis Turnov, vers le nord, vous continuez la 10 vers Mala Skal, prendre une route à l’ouest vers Frydstejn. Tout est fléché, les tchèques sont très fiers de leur ruine. R. C.

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Rotstejn 1994 Tchéquie (Cesky Raj)

Posté par ruine le janvier 18, 2008

Rotstejn Cesky-Raj Rep tchèque

C’est vrai, il y a eu un château à Rotsejn, il daterait du XIIIe. Perchés à 436 m, peu de vestiges : une arche naturelle consolidée par deux piles de soutènement, un mur percé d’archères, quelques salles vaguement taillées dans le rocher, un cheminement bien canalisé par des garde-corps toujours en ferraille lourde. Les constructions aménagées dans un dédalle de blocs, pour l’essentiel, étaient en bois.
A lui seul le tourment géologique du Cesky Raj suffit à nourrir les imaginaires, alors les restes d’un petit château coincé entre deux monolithes sont une cerise sur le cake. La fondation est établie au XIIIe et l’occupation aurait duré à peine deux cents ans. Au terme de six siècles d’abandon, il ne faut pas s’attendre à des merveilles, quoi de plus normal !
Vous le trouverez à 8 km à l’est de la ville Nord du Parc, Turnov,  dont le fils du fondateur fonda le fort, empruntez la route 283 vers Radostna, un peu avant, prendre vers le nord vers Klokoci. Le site est fléché, et je crois me souvenir d’un panneau descriptif aux abords, en tchèque évidemment !
En 94, il faisait bon se perdre deux ou trois journées dans le Cesky Raj, sites naturels extraordinaires, idéal pour randonner, villages et bourgades préservés du tourisme massif. Jicin en témoigne avec sa grande place bordée d’immeubles colorés qui évoquent aussi l’Italie, tout cela à une heure de Prague.
D’ailleurs, personne ne s’y est trompé, depuis 2005 ce parc géologique est inscrit au patrimoine de l’Unesco. R. C.

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Trosky 1994 Tchéquie (Cesky Raj)

Posté par ruine le janvier 18, 2008

Trosky Cesky-Raj, Tchéquie

Un amer au milieu du Parc. Si tu vas dans le Cesky Raj tu ne manqueras pas d’apercevoir Trosky et ses deux tours. Immanquablement, tu en feras le tour car les “Villes de Pierres” sont toutes accrochées à des collines formant le pourtour d’un gigantesque cirque volcanique. Nous avions réservé sa visite pour notre dernier jour pensant benoîtement garder le meilleur pour la fin tellement la puissance du site nous subjuguait, au loin. Lassés des tas de pierres et des sites fermés ou des restaurations aléatoires sous influence soviétique, nous enfilâmes la petite route qui fend des champs de colza depuis la nationale 35.
Notre déception progressait conjointement à la vitesse de la voiture, pour nous achever au pied des pitons de basalte qui supportent les 2 tours : un parking de supermarché équipé de baraque à frites et autres camelots. Nous ne sommes même pas monté au belvédère.
Le château date de la fin du XIVe et sa ruine du XVIIe, en contrebas palais et basse-cour ont totalement disparu, ils reliaient l’ensemble. En 1840, la tour de la vierge s’est vue couronnée d’un observatoire panoramique, à 488 m effet garanti, certainement le plus beau point de vue sur le Ceski Raj. Moralité demeurez loin de Trosky, contentez vous d’admirer de loin sa fière allure, votre imagination se satisfera de sa silhouette noire dans une brume de soleil.  R. C.

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Parez 1994 Rep Tchèque (Cesky Raj)

Posté par ruine le janvier 11, 2008

Parez Cesky Raj

Y a t’il eu un château à Parez ? Sur la carte, il est mentionné à cet endroit une ruine que nous n’avons pas trouvée. Un empilement de pierres tout au plus, des escaliers taillés dans le rocher, une salle troglodyte et surtout des bons garde-corps en tubes soudés, vestiges de l’ère communiste. Le Cesky Raj est une région unique en Europe, nous avions atterri là un peu par hasard, en feuilletant un journal Praguois dont des photos en noir et blanc nous avaient enthousiasmés. Les “villes de pierre” comme les appellent les tchèques sont d’énormes congressions rocheuses agglutinées comme des buildings, certaines font plus de 30 m de hauteur. Ainsi, nous partîmes à la découverte des châteaux et des paysages du “paradis tchèque”, traduction de Cesky Raj, baptisé ainsi au XIXe par des poètes qui tombèrent sous le charme de cette belle nature. Les photos du journal ne trahissaient pas, émergeants des forêts, les colosses de grès en imposent par leur présence. Parfaitement préservé, épargné par l’urbanisme de masse efficace, cher aux nations du bloc communiste, le parc n’est qu’à 90 km au nord est de Prague en montant vers la Pologne.
Passez par Sobotka, vous n’oublierez pas les maisons de bois sombre qui surplombent la rivière, ensuite plongez dans la vallée de la Jizera pour retrouver des paysages vallonnés authentiquement romantiques. Deux villes bordent le parc : Jicin au sud et Turnov au nord, la nationale 35 les relie, 30 km les séparent. Le site de Parez qui culmine à 450 m est au bord d’une route secondaire de montagne qui va vers le nord ouest en sortant de Jicin, passez à Prachov après le village de Parezka lhota, en pleine forêt un chemin indique bien la direction du lieu, vraisemblablement ce tas de pierres chétif, déjà évoqué, au pied des congressions. La destination, pour un week-end romantique n’est pas usurpée, outre l’opulente nature, en 94, le marché sur la place principale de Jicin sentait encore bon l’Europe de l’Est avec ses produits made in USSR. Dans l’arène, un jeune vendeur de Skoda cohabitait avec des vieilles vendeuses aux doigts crochus et aux fichus rouges. Autour, les bâtiments multicolores aux arcades gothiques complètent harmonieusement le tableau. R. C.

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Hoensalzburg 2005 Autriche (Salzbourg)

Posté par ruine le janvier 11, 2008

Hoensalzburg Autriche

Hoensalzburg Autriche

Le jeune Mozart montait-il régulièrement à la forteresse, lorsqu’il exerçait ses fonctions de maître de concert à la cour du prince archevêque Colloredo ?
En pénétrant dans la cour du château, je suis saisi par une sensation : celle d’une vie grouillante depuis toujours, où un peuple s’activent dans un agglomérat d’habitats. Il aurait dû neiger, simplement une bruine fine glacée tombe dans un brouillard rampant. Imperturbable, le funiculaire déverse des flots de manants immédiatement absorbés, la taille de l’édifice y contribue largement. Deux enceintes, chacune bordée de bâtiments qui abritent des échoppes à souvenirs, restitution fidèle de l’ambiance d’une basse-cour populeuse et industrieuse écrasée par la masse dominante du château haut formé d’un agrégat d’immeubles. S’il subsiste quelques tours, elles se fondent dans la masse de ce qui est considéré comme l’un des plus grands châteaux fort d’Europe Centrale. Evidemment, le point de vue est imprenable, d’un côté la ville et le Danube, de l’autre des prairies s’étendent jusqu’aux pieds des contreforts alpins.
Salzbourg est cernée de collines, celle du château, dominante, s’avance vers le fleuve formant un verrou sur la vallée. Jamais conquise, la grande forteresse a plus de 900 ans. elle a toujours appartenu aux princes archevêques, sa fondation en 1077 est attestée dans tous les guides.
Un différend entre le pape et le monarque aurait déterminé Gebhar à entamer la construction, son successeur verra la fin des travaux. La seconde phase d’agrandissement date des XV et XVIe siècles, elle donne au fort sa configuration actuelle. Une prétendue agitation hongroise et révolte des paysans aurait mis Salzbourg au cœur d’une tourmente, imposant aux archevêques de regagner leur rocher. La vieille forteresse du XIIe se modernise avec de nouveaux bâtiments richement décorés, puis un arsenal et un grenier, apparemment “l’exil” aurait duré presque 30 années. Les recyclages en caserne et en prison ont certainement évité au site une dénaturation voire une destruction, préservant l’authenticité du lieu et nous épargnant les artefacts d’une reconstruction de pacotille. Il émane du Hohensalzburg une vérité sur ce que pouvait être une citadelle au moyen âge. R. C.

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Sumeg 2004 Hongrie

Posté par ruine le janvier 3, 2008

Sumeg Hongrie

Sumeg Hongrie

Depuis le lac Balaton, sur le trajet qui nous emmenait vers Sopron et l’Autriche, au milieu de la route se dresse la forteresse de Sümeg, parfaite sur son terril. Tellement improbable cette butte, qui culmine à 270 m, posée là sur l’étendue plane. Inévitablement investie par un château depuis le début du XIVe et certainement bien auparavant par une autre construction. La fortification épouse tout le couronnement avec une longue courtine renforcée de contreforts plats et seulement deux grosses tours aux extrémités Nord et Sud. Accolé à l’enceinte, l’ouvrage Nord pourrait être considéré comme un poste défensif avancé indépendant de l’ensemble, sa construction ultérieure est attestée par les énormes canonnières sur ses quatre côtés. A l’opposé, la tour Sud pouvait faire office de donjon, à cette extrémité le mur en forme d’éperon rehaussé formait une chemise, il s’agit de la partie la plus ancienne du site. L’entrée s’effectue par une longue rampe à flanc de coteau, une élégante tour porche semi circulaire défendait l’accès à l’enceinte basse, plus récente, en bon état. La muraille haute partiellement ruinée, est percée de grandes baies, sans doute des restes de bâtiments d’habitation. Depuis le village tout semble beau et surtout fraîchement restauré, les tours sont recouvertes de pimpantes toitures rouges, une reconstitution de chemin de ronde surplombe bizarrement une partie de la muraille écrêtée.
Tout se gâte lorsque les guides annoncent : de tous les châteaux magyar il est le mieux conservé, ses fêtes médiévales attirent un grand nombre de touristes, il est même inscrit au programme des tours operators, enfin son musée compte nombre de mannequins de cire et recèle des salles basses faisant office de cachot ou de chambres des tortures. Heureusement je n’ai pas eu le temps de monter, je garde le souvenir de cette fière silhouette perchée au milieu de la plaine.
Le village de Sümeg est réputé pour les fresques de son église paroissiale. R.C.

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Sirok 2004 Hongrie

Posté par ruine le janvier 3, 2008

Sirok Hongrie

Sirok Hongrie    Sirok Hongrie

Eger est une charmante petite bourgade au nord de Budapest dans une province vallonnée où les collines sont plantées de vignes et les sommets se couronnent de châteaux. Surplombant la ville, la citadelle n’offre plus que des remparts talutant l’éminence, sur la plate-forme tout est passablement bricolé pour séduire le touriste. A ses pieds, s’étend la petite ville au passé pluri confessionnel, dernier témoin de cette époque, le vieux minaret.
Vers l’ouest, à 40 km il y a Sirok, au fil de la route le paysage se métamorphose rapidement en une contrée de moyenne montagne, flancs plus escarpés, forêts de sapin, vallées sombres. C’est la fin de la journée, accrochée à une barre rocheuse au-dessus du village, la silhouette du fort se découpe parfaitement. Une superbe route monte vers un parking d’autocars, ensuite il te reste un quart d’heure de marche toujours sur le bitume. Le site impressionne d’autant qu’il est solidaire des congressions rocheuses qui le supportent. La construction est datée du XIVe, c’est un château semi troglodytique établi en terrasses. Difficile de ne pas penser aux Vosges du Nord, ça et là, des pains de roche émergent de la forêt, depuis le point culminant le panorama couvre une belle partie du massif du Màtra.
Le versant Sud Ouest inaccessible, offre des parois abruptes surmontées de murailles, de l’autre côté, les systèmes défensifs semblent plus développés, à commencer par de nombreuses salles de tir taillées dans le tuf. Le site est défendu par un premier rang de fortifications juste en contrebas du piton. Particularité de cette enceinte ; son appareil, constitué de pierres de réemploi portant des traces de graffitis et des tailles d’éléments décoratifs pré roman. Sur la partie haute, assise sur le rocher, la plupart des structures maçonnées ont été arasées, ne subsistent que des lambeaux de murs et surtout des salles souterraines accessibles par des escaliers qui s’enfoncent dans la roche.
A cette heure avancée du jour, le soleil rasant procure à la roche et aux pierres une coloration rose, orangée qui se détache du bleu violet du ciel. Encore un que je ne reverrai pas, retour à Eger, la forêt paraît encore plus sombre. R.C.

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Knapp Castle 2005 USA (Californie)

Posté par ruine le janvier 3, 2008

Knapp Castle, Santa Barbara, californie

A 1000 m au-dessus de Santa Barbara, un magnat du chemin de fer trouva la contrée à son goût et s’y installa pour sa retraite. Le gars, un vrai biznessman, entreprit de faire construire une route sur les crêtes, puis il acquit des terrains, dont un sur une colline dominant plusieurs chaînes de montagnes semi désertiques. L’aventure de la bâtisse débute en 1916, elle dure 4 ans concomitamment Knapp construit 3 autres cases dans la montagne, mais le Castle est le plus luxueux, sept bâtiments (garage, chaufferie, observatoire, dortoir, ferme, studio, maison de garde). En réalité, il s’agit plus d’un refuge très amélioré : cinq chambres, un grand hall, une salle à manger, une salle de musique avec un orgue dont le père Knapp était very proud.
Dans la démesure, une cascade proche bénéficiait d’équipements luxueux : un édicule pour le bain, une piscine et des illumination pour les chutes d’eau. 1940, Holden achète Knapp Castle, 5 semaines plus tard tout est réduit en cendres, victime d’un incendie dans le canyon voisin, seul l’observatoire résiste, il sera détruit en 64. “Pas de quoi se tapez le cul par terre”, mais un “château” en ruine en Amérique, ça ne se rate pas. Depuis Cathedral road prenez la route du lac, peu de temps avant le col empruntez le Camino Cielo East, montez, montez, après un hameau dont j’ai oublié le nom, aller à droite, roulez, roulez, repérez sur la gauche un chemin clôt par une barrière, au premier virage les ruines apparaissent. Il ne reste plus que les soubassements en béton armé et les cheminées en gros galets qui se dressent en guise de totems souvenirs. L’endroit est calme en semaine et se transforme en aire de pique nique le dimanche, 10 mn de marche c’est idéal pour les gros et les enfants. R. C.

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Quel 2003 Espagne (Rioja)

Posté par ruine le janvier 3, 2008

Quel Arnedo Rioja Espagne

Quel Arnedo Rioja Espagne

A cinq kilomètres à vol d’oiseau d’Arnedo un ouvrage isolé qui domine les plateaux :
une petite tour et son enceinte dans une monochromie d’ocres rouges. Accompagné par les vautours qui planent à dix mètres au-dessus de ma tête j’emprunte un chemin carrossable depuis la route 123 qui monte sur le plateau, pour finir à pied sur à peine 100 m. D’autres bestioles planent en circonvolution autour de la tour, sur le plateau le vent souffle en rafale, il fait froid et le soleil d’hiver rougit l’ensemble.
Le château est au bord d’une falaise, à ses pieds un village rue serpente, charmante vision gâchée immédiatement par des constructions industrielles navrantes. J’avais bien repéré la silhouette du site, belle allure au lointain, complétée par un isolement presque total, seules deux ou trois fermes perdues dans la sierra. Abandon total et depuis longtemps visiblement l’ouvrage est un poste défensif sans doute rattaché à la forteresse voisine. Les vestiges du couronnement laissent encore apparaître les culots de tourelles d’angle, peu d’ouverture dans la muraille hormis un rang de meurtrière au raz du sol.
On pénètre d’abord dans un édicule attenant à la tour, une baie romane à double arc reposant sur une colonnette est obturée, le parement est tombé dévoilant une construction en galets et mortier ocre rouge.
A l’intérieur de la tour les planchers ont disparus, l’escalier d’accès aux étages est logé dans l’épaisseur du mur, tout de suite à droite de la porte d’entrée. Au troisième et dernier niveau un arc surmontait une baie importante, les murs attestent de quelques éléments de confort notamment plusieurs niches, dont une parfaitement voûtée en plein cintre. La construction pourrait être contemporaine de l’époque faste d’Arnedo sous la férule sarrasine, soit au XIIIe. R.C.

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Arnedo 2003 Espagne (Rioja)

Posté par ruine le janvier 3, 2008

Arnedo Rioja Espagne

Arnedo Rioja Espagne

Arnedo, ses trois églises, son château, bourgade industrielle numéro un dans la production de chaussures, dans la province de Rioja. Climat continental, terre aride de montagne où l’hiver il y fait un froid de canard et la bise souffle la mort, souvenirs de la guerre civile. Au pied du tertre rouge qui supporte les restes de la forteresse, la vieille ville de pierres ocres, ceinte de cités blanches construites après la guerre, grouille. Ambiance populeuse qui flaire encore bon les émeutes de 36. Sur les crêtes des alentours, les éoliennes brassent pesamment dans le ciel violacé et les vautours tournoient autour de la dernière tour du château. Si les vestiges paraissent impressionnants, la visite sera brève la majeure partie du site est inaccessible, un épais grillage empêche de pénétrer dans l’enceinte, mais il est aisément franchis. Hormis le mur d’enceinte et une tour, peu de choses, le site a été trop fréquenté, les salles troglodytiques fermées par de puissantes grilles sont vraiment impénétrables. Pourtant, le tertre semble être un vrai gruyère, le pourtour est constellé de cavités, des souterrains partaient de là vers la ville basse. Compensation, un point de vue sur la vallée et l’ancienne cité dans son jus quotidien, sans restauration type “patrimoine mondial Unesco”. Jusqu’au XVIe, des remparts bordaient toute la cité avec de pittoresques ruelles médiévales largement ouvertes aujourd’hui.
La première occupation de la colline d’El Castillo est romaine, un ouvrage fortifié défendait d’importantes voies de circulation. Quand les Sarrazins s’installent dans la région au VIIIe, ils rebâtissent un château qui sera remanié au fil des siècles, principalement au XIIe et au XIVe. Il aurait eu une fonction stratégique dans la campagne de reconquête de l’Espagne au XVe, sans usage il est abandonné au XVIe. Inutile de faire un détour pour visiter cette place, de surcroît la ville ne resplendit pas par sa douceur de vivre, en revanche pour les amateurs de bons vins, de vautours nichant dans les  falaises et de profonds canyons, les environs d’Arnedo sont généreux. R. C.

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