Ruines de châteaux

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Archive for the ‘Syrie’ Category

Qalaat al Rabha 1998 Syrie

Posted by R C le juillet 13, 2008

Qalaat al Rabha

En descendant vers Mari, la température s’élevait progressivement dans le désert. Roulant vers le sud-est, nous nous enfoncions dans un inconnu de tas de sable et d’ocre. Au départ j’avais bien remarqué le symbole magique sur la carte signifiant la ruine, Mari à plus de cinq mille ans et la proximité de l’Irak me captivaient davantage.
A l’écart de la nationale au-dessus de Mayadin, sur un tas ruisselant se dressaient quelques murs pantelants, un vrai château de sable séchant doucement au soleil. La route serpente sur le flanc, nous stationnons la voiture au bord du grand fossé face à des moignons de mur. Seuls au monde, nous pénétrons dans un univers d’ocre jaune, tout est mêlé : la terre et les murs, drôle de mix de matériaux. De la brique crue, mi-cuite, cuite, bloc de poudingue, variété d’appareils aussi, tout cohabite exprimant les campagnes successives de construction. Nous descendons, le château comportait  trois niveaux dont deux en souterrain, galeries basses, voûtes fragiles en briques crues, à tout instant je crains de recevoir l’édifice sur la tête. Un véritable labyrinthe, les couloirs se croisent, il y avait sans doute de grandes salles, un donjon dominait l’ensemble, il n’en reste que les quatre murs aveugles. Nous marchons dans les éboulis et dans le sable, le vent s’engouffre dans les passages en promenant des tourbillons de poussière, à Rabbah tout semble calme mais inquiétant. L’ombre du puissant Nour ad-din plane encore sur la colline, son château de sable n’aurait guère duré plus d’une centaine d’années. Forteresse arabe sur l’Euphrate, il servait exclusivement de poste militaire sur le fleuve, mais des invasions mongoles de la fin du XIIIe il ne se relèvera pas. Sans doute sa fonction purement défensive et sa rapide inutilité l’ont-elle privé d’une longue vie et d’un entretien. Depuis 700 ans la brique crue se délite, c’est son avantage.
D’autres biographes du lieu lui prêteraient une vie plus longue, peut-être jusqu’au XVIe ? La visite de Rabbah n’est pas sans impression, césure forte entre les salles obscures, le labyrinthe des couloirs, la monochromie maronnasse, et l’aspect reposant, fortement signifiant d’une ruine fondante et finalement inoffensive. Cela vaut bien un détour. R.C

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Bosra 1998 Syrie

Posted by R C le juillet 13, 2008

Bosra Syrie

Encore une forteresse que les Croisés ne purent occuper, pourtant en 1147 il s’en est fallu de peu, pour une fois l’unité arabe a payé. La situation stratégique de Bosra sur la route des pèlerinages vers les villes saintes justifiait une prise de position commune. Cette soudaine unité illustre bien le contexte politico religieux du Proche Orient lorsque les Francs s’y installent avec une relative facilité. On a rarement vu une poignée de soldats aussi loin de leur pays s’emparer d’un territoire aussi vaste et y demeurer plus de deux siècles. Depuis toujours les luttes claniques divisent les musulmans, situation rêvée pour des envahisseurs qui s’appuient tour à tour sur un sultanat pour en annexer un autre. Saladin et Baÿbars, les grands libérateurs de la Palestine ont surtout réussi leur reconquête grâce à leur talent de négociateurs et de fédérateur de l’unité arabe. Aucune place forte franque n’a résisté à leurs assauts, et toutes les tentatives ultérieures de retour ont échoué.
Bosra est à l’extrême sud de la Syrie en plein Jebel Druze, une région agraire où le blond vénitien de l’herbe tranche avec le noir de la roche basaltique. Grande rivale de Petra, au IIe la ville devient la capitale de la province romaine d’Arabie, elle se pare d’édifices dont le fameux théâtre de 17 000 places. Au XIIe les Seljoukides transforment le bâtiment en château, toutes les arcades sont obturées et cinq énormes tours carrées sont édifiées, les trois autres le seront plus tardivement, un bel appareil à bossage adoucit la dureté du basalte. La masse sombre domine les restes de la ville antique, le plan romain est toujours en usage, les habitations datent de la même époque et tu prendras plus de plaisir à flâner sur les dalles disjointes des voies que de visiter l’intérieur nickel du château-théâtre. Evidemment, c’est toujours surprenant de pénétrer dans un fort et de se retrouver sur une scène face aux gradins, autrement tu peux déambuler dans les couloirs où se croisent des centaines de touristes, ou pire te déguiser en bédouin. J’ai préféré la marche sous le soleil dans les ruelles et la contemplation des ruines des bâtiments publics ou le bricolage de pauvres masures croulantes. Façades de guingois, colonnade rendue aveugle par un mur de grossiers moellons, linteaux bancals, frontons, corniches et chapiteaux empilés, quelquefois barbouillés de peinture blanche, tout est d’époque, je m’attends à chaque croisement de rue à rencontrer une patrouille de légionnaires débraillés. En remontant vers Damas, se déroulent les champs blonds jusqu’à l’horizon, paysage de bocage sans verdure, quand, aux haies se substituent des murets en boulets de basalte, le couchant doré me retient sur ce défilement, il me reste quelques photos. R.C

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Doura Europos 1998 Syrie

Posted by R C le juin 29, 2008

Citadelle Doura Europos

La moitié de la citadelle est partie un jour avec une crue de l’Euphrate. Minée par les eaux, la falaise sur laquelle se trouvait l’ancien palais Séleucide s’est effondrée. Le désert encercle la ville en surplomb sur le côté Est le fleuve, il y fait très chaud, l’ombre est rare sur ce plan de ruines gigantesque de 73 ha. Quand Séleucos donne le nom de son patelin natal Europos et fonde la ville une steppe herbeuse persistait dans la contrée, des céréales y poussaient et des  moutons y paissaient. Au IIIe et IIe av JC durant la période hellénistique, la cité se transforme en un point de passage stratégique. Elle subit l’hégémonique influence de Palmyre, sa voisine du désert, au IIe av JC, puis la domination romaine en l’an 100 de notre ère lorsque les légions investissent la Mésopotamie. Il semble qu’il y ait eu de forts tremblements de terre dans la région au début de l’ère chrétienne, ruinant les villes, certaines ne s’en relèvent pas, à Doura il y aura juste assez de fonds pour rebâtir les habitations. Toutes les fortifications visibles sont de l’époque grecque. L’abandon définitif n’intervient qu’au IVe à la suite d’une razzia des Sassanides, sans doute le processus de désertification déjà bien entamé devait aussi dissuader les postulants à un éventuel come back.
Le site est oublié jusqu’au début du XXe, quand un soldat met au jour une mosaïque, après ce seront les fresques de la synagogue, tout le précieux est embarqué à Damas. Murs et murets reposent ici sans leurs ornements et se délitent tranquillement à chaque pluie, fichue brique crue. Heureusement la citadelle et les remparts sont en pierres, les deux portes subsistantes sont monumentales, surtout au centre du désert. Aventure dans la sape ; ne loupez pas le plus croustillant à Doura, une bataille souterraine entre soldats Romains et Sassanides ? Sous une tour deux sapes se rejoignent, et 1 750 années plus tard des archéologues exhument des squelettes cuirassés les poches remplies de pièces de monnaie. En 98 aucune mention n’existait à ce propos. Il paraît que la nuit tu peux entendre les hurlements des chacals et des hyènes. R.C.

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Palmyre Qalaat Ibn Ma’ân 1998 Syrie

Posted by R C le juin 29, 2008

Qalaat Ibn Ma\'ân

Au pays de Zénobie, la reine mère de Wahballat, qui s’appropria la descendance de Cléopatre et se battit malignement contre des Romains. Ces derniers beaucoup plus forts finirent par la coincer sur l’Euphrate. L’oasis a tout d’un petit paradis ; des palmiers bien verts, des canaux d’irrigation procurant juste un peu de fraîcheur, la richesse des caravaniers, les beaux vestiges de la splendeur romaine et sa vallée des morts au calme derrière les collines.
A Palmyre tout se visite, des “tombes tours” de la nécropole à la ville antique, de jour comme de nuit, ce faisant dans la pénombre surveille tes arrières et reste sur tes gardes car certains indigènes n’hésiteront pas à t’emmener dans le théâtre pour te proposer « des jeux de mains ». Cerise sur le gâteau sur son éminence, la citadelle orange resplendit, dommage ça ne dure que le temps du couchant ou du levant. Son ombre plane au-dessus de la douceur de la belle ville romaine, et l’austère silhouette du monolithe te rappelle que la vie n’a pas toujours été rose oranger à Tadmur. Longtemps ce fut une prison là-haut, ce qui lui vaut son parfait état de conservation, pas de ruines à Qalaat Ibn Ma’ân.
A cette heure avancée du jour, la clémente température fait sortir les touristes, sur la colline plusieurs cars se vident, d’autres se remplissent. Intense fébrilité car la fermeture est proche, dernière chaleur mixée à des relents de gas-oil. La vieille forteresse muslim est parfaitement isolée sur son monticule par un gigantesque fossé taillé dans le calcaire. Apparemment peu de recherches ont été entreprises sur son histoire, sa fondation remonte au XIIIe, de l’avis d’experts passant-là par hasard, elle aurait été aménagée jusqu’au XVIIe de façon concentrique autour du noyau primitif. Il est vrai qu’à l’intérieur c’est un véritable labyrinthe, monter descendre, atteindre des pièces très sombres, simplement éclairées par un rai de lumière couchant. Aucune ouverture, seules de rares archères, pas de déco non plus, une construction assez grossière, pas de donjon, rien ne dépasse de ce bloc minéral. A l’intérieur, quelques puits de lumière procurent de l’éclairage,  l’ombre semble plus recherchée que les rayons du soleil dans ce désert, décidement la vraie vie était en bas. R.C.

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Saone 1998 Syrie

Posted by R C le juin 14, 2008

Chateau de Saone

Château de Saone

Il se dénomait aussi Sahyoun, aujourd’hui c’est Qalaat al Saladin le plus grand fort du Proche-Orient, 750 m de long, avec un vrai éperon barré à main d’hommes. Sur la petite route de Lattaquié, au franchissement de la dernière crête le vaste plan incliné apparaît juste en face. Un champ de ruines disséminées entre roches affleurantes et bosquets desquels émergent des bâtiments nettement identifiables. C’est par le bas, que Saladin s’est emparé facilement du site, trop de surface à couvrir ou à défendre, travaux inachevés. En voiture vite, une fois de plus le temps nous presse, la route plonge dans le ravin pour remonter sur les côtes, falaises puis murailles se dressent devant nous, nous pénétrons le fameux défilé avec son extraordinaire aiguille de roche qui devait supporter un pont glissant 28 m plus haut. 155 m de longueur, sur 25 de haut et 15 à 20 de large, travail titanesque entièrement taillé aux pics, le fossé le plus impressionnant du monde médiéval, à l’image du château, le plus vaste, trop peut-être. Ici la mégalomanie du comte Robert a pris le pas sur la raison militaire, 5 ha, toutes les défenses avec le donjon sont concentrées au sud près du fossé.
L’impact dramatique que représente l’arrivée n’est pas vain, après l’aridité du panorama, l’âpreté des falaises rehaussées par la muraille puis la traversée du couloir, l’atmosphère n’est pas franchement engageante sous ce vrai soleil de plomb fondu. N’oublions pas que ces forts abritaient en cas de siège une grande population de Croisés, en pays hostile il valait mieux tenir ses arrières.
Le 26 juillet 1188 quand Saladin se pointe à Saone, je ne sais pas s’il connaît l’endroit, en tout cas, pas impressionné, il rafle la mise
en quatre jours. Feignant une attaque sur le côté frime, le fossé imprenable, son fils pénètre tranquillement par une brèche dans le mur du faubourg  Nord. Selon les chroniqueurs de l’époque les Arabes n’étaient pas une poignée de malheureux, mais une vraie armée équipée comme un porte-avion, avec pas de moins de quatre mangonneaux capable de balancer des pierres de plus de 300 kg.
L’entrée est au sud dans une tour bien préservée, elle accueille aujourd’hui la billetterie, pas spectaculaire mais savamment défendue par une souricière. A l’intérieur, le décor se confond avec le paysage du jebel Ansarié, rochers, arbrisseaux, murs ruinés se mêlent à l’infini, à droite c’est le donjon franc qui domine, plus loin tu sais qu’il y a la porte qui donne sur l’obélisque, 30 m de vide et la pile.
A gauche vers le nord, sur une éminence le vieux donjon byzantin ruiné, en contrebas à 500 m dans le chaos de ruines et de végétation, le faubourg.
Les pelouses des basses-cours des châteaux anglais font figures d’opérettes aux côtés de cette immensité tourmentée. Il faut une bonne journée pour visiter Saone, l’après-midi est déjà bien avancé, je ne visiterai pas la partie Nord. Tout de suite, vers le donjon avec ses blocs cyclopéens qui défie le temps, à l’intérieur aussi tout est surdimensionné le pilier central de quatre mètres de côté supporte une voûte en quatre partie à l’étage, la même un peu plus lumineuse, douce fraîcheur. Enfin la terrasse, four solaire, largement envahie par de l’herbe et bordée de solides créneaux. Gigantesques encore, à demi enterrées, des salles basses prennent l’allure de halles, chevaux, fourrage, bétail, voire les hommes de la garnison pouvaient y cohabiter. Je n’oublie pas la petite poterne qui ouvre sur le précipice 28 m de vide, à 7 m le pic et en guise de garde-corps une barre avec deux planches croisées, réalité inouie. Pourquoi, qu’y avait-il sur le plateau en face ? Tellement de sophistication et de travail pour gagner un peu de temps, encore une facétie de ce bon Robert dont la vie se termine cruellement : décollé puis jeté aux fauves, à Damas chez son ancien copain le prince Togtekin.
A la recherche de la citerne, nous savions qu’elle se situait sur le flanc Est, il faut se frayer un chemin parmi broussailles et ruines, derrière un bosquet un ouvrage semi enterré, une petite porte. Nous voici à la “tribune d’une église de campagne”, lugubre et glauque, c’est une salle de 36 m de long, haute de 16 n’ayant pour seul éclairage que trois ouvertures dans la voûte. L’eau est buvable selon Henry-Paul, c’est vrai qu’elle semble limpide, elle doit dater du dernier siège au XIXe, quand les Ottomans retranchés dans les murs repoussèrent les assauts égyptiens.

Tu ne quitteras pas le fossé de saone sans tenter d’escalader l’obélisque, si aujourd’hui une voiture y circule largement, il n’en était pas question au début du XXe siècle, seuls des bourricots empruntaient la passe obstruée par des gravats et la végétation. Un déblaiement effectué par les descendants de ceux qui avaient fait le boulot de carriers, 800 ans auparavant. R.C.

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Masyaf 1998 Syrie

Posted by R C le juin 14, 2008

château de Masyaf

Fondation byzantine au XIe, arrivée des Seljoukides, passage des Ismaéliens, capture par Baybars et les Mammelouks, derniers aménagements au XVIIIe, occupé jusqu’au XIXe. Au milieu de la plaine, sur un promontoire ces superbes murailles s’allongent sur plus de 200 m, impressionnant de rigueur, encore une fois la ville et le château étaient réunis dans une même enceinte. La construction relève d’un séduisant bricolage, du réemploi de chapiteaux, de colonnes jusqu’à des meules de pierre… en passant par le grossier appareil de la première forteresse, au travail plus soigné des dernières campagnes. Nous sommes arrivés tardivement à Masyaf, la localisation de Qalaat al Khaf nous avait pris plus de 2 heures. Fissa, nous arpentons la rampe d’accès, c’est encore ouvert, pour une fois le prix du ticket est symbolique, dans une salle de garde au blanc défraîchi, deux types en uniforme sirotent leur dernier thé, journal et mégots, une vague odeur de bouffe flotte là-dessus.
Dans l’enceinte c’est un capharnaüm de ruines, normal, mais surtout de tas de pierres, d’échafaudages rouillés, de bâches déchiquetées. Le jour se termine et nous sommes les derniers visiteurs, ils n’ont pas dû voir beaucoup de monde aujourd’hui, ça claque, ça siffle, le vent s’engouffre entre les murs, ambiance de mort, nous nous réfugions dans les galeries. Succession de salles aux voûtes frustes, pas de décoration, heureusement des colonnes doriques mises en boutisse égaient le coup d’œil. Décidément il fait trop sombre, tu te dis que ça suffit, d’autant plus que la journée n’est pas finie, il faudra trouver un hôtel pas trop naze à Hama, la ville des norias et des taxis jaunes US modèles sixties. Au revoir le château des Hachichiyyin, les tours opérateurs se plaisent à entretenir la légende, Masyaf fut l’un des centres de « la terrible secte des assassins », trois mots qui terrorisèrent les foules au XI et XIIe siècles, aujourd’hui ils excitent l’imaginaire du touriste occidental. Les travaux de restauration, entrepris depuis de longues années, sont  financés par le dernier chef des Ismaéliens, l’Aga Khan.
A l’intersection des routes 56 et 34, dos au couchant, les derniers rayons découpent la masse noire de la forteresse, 32 km vers Hama de nuit, l’aventure peut commencer : charrettes à bras, troupeaux de moutons, bourricots, camions sans lumière et chauffards sont au programme. R.C.

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Shayzar 1998 Syrie

Posted by R C le juin 14, 2008

Shayzar Syrie

L’avantage des pays sous dictature, c’est le calme qui y règne et la tranquillité d’esprit avec laquelle tu peux te balader avec ton matériel photo en bandoulière et ta Panerai au poignet. A la belle époque d’Hafez el Assad la visite des châteaux de Syrie ne présentait qu’un seul inconvénient, le prix d’accès de 50 Fr équivalant à 1/10e du salaire moyen syrien et au tarif de deux ou trois sites en France. La quiétude et la solitude lors de la découverte d’un site n’ont pas de prix. Shaÿzar est sur un éperon qui épouse la rive d’un petit affluent de la vallée de l’Oronte, de l’autre côté, s’agglutinent les cases d’un village de pauvres, qui attend chaque soir l’ombre du château. Ma visite, contrairement ou subséquemment à ce que je viens de dire fut largement écourtée, afin d’éviter notre lapidation par une bande de gamins crasseux, qui rapidement s’accrochèrent à nos basques et devinrent menaçants. Héritiers d’une tradition séculaire ces sales mômes ne firent rien d’autre que répéter ce que leurs ancêtres infligèrent aux bons chevaliers Croisés. Shäyzar ne passa jamais aux mains des Francs, demeurant une forteresse Muslim, malgré plusieurs tentatives de sièges au XIIe, et deux tremblements de terre qui ruinèrent le site. Apparemment les Mongols eurent plus de succès et razzièrent tout au XIIIe, Baybars le tombeur du Krac reconstruisit la forteresse. Autrefois, la ville s’étendait sur toute la langue de colline, une faille l’isolait du plateau, à son aplomb subsiste la tour maîtresse du site dont le bel appareil s’orne d’un recyclage de troncs de colonnes romaines en boutisse. Sur la crête, largement chahutée, enchevêtrement de ruines d’habitations et de rocailles, l’attribution des restes est difficile. La partie la plus spectaculaire se porte à l’entrée du site. Un superbe plan incliné, reposant sur trois voûtes en arc brisé, donne l’accès à la tour porche du XIVe, l’ensemble est rehaussé par l’impeccable pavement du glacis façon Krac ou Kerak.
Il fait chaud à Shaÿzar, la plaine fertile de l’Oronte s’étale dans une brume de chaleur jusqu’au jebel an Nusayriyah. Rendez vous au km 23, au nord ouest de Hama, entre Homs et Alep sur la route 56. R.C.

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Qalaat al Khaf 1998 Syrie

Posted by R C le juin 2, 2008

Qalaat al Khaf

Qalaat al Khaf

Le vieux avait sans doute choisi ce lieu pour son calme et son retirement à mille milles de toutes habitations. Rashid al-din Sinan, alias le vieux de la montagne chef de la fameuse « terrible secte des assassins » s’est installé là en 1131 ou en 1162. Aucune force ne parvient à les déloger pendant 150 ans, il faudra attendre la fin du XIIIe avec Baybars pour assister à leur réduction. Ce château, parmi la dizaine qu’ils détenaient, fut leur dernier repaire.  Bouffis de rancune envers  leurs cousins Sunnites et Chiites qui les avaient virés d’Alamut et hors d’Iran, ils n’hésitaient pas à donner des coups de mains à tous, probablement au plus offrant. Tour à tour ils assistèrent et assassinèrent des Francs ou des Arabes.
La soumission des Fedayins à leur chef est relatée dans le célèbre événement de 1195. Henri de Champagne se pointe au Khaf avec armes et bagages pour une visite de courtoisie. Le vieux du moment ordonne alors à deux de ses fidèles, camés jusqu’aux oreilles, de se jeter par dessus la muraille, plein de vie ils s’écrasent en bas de la falaise. L’histoire dit qu’Henri fit cesser le carnage car la garnison risquait d’y passer. Ainsi, ces serviteurs totalement dévoués à leur grand pourvoyeur de haschich, de chef, qui leur promettait fortune et fornication dans l’au-delà, obéissaient au doigt et à l’œil, prêts a commettre
n’importe quel attentat suicide.
Aujourd’hui, la tranquillité règne sur le plateau, même pas une vieille odeur de haschich ne flotte.  Les vestiges sont rares, une tour éperon domine l’esplanade au pied de la falaise, d’ailleurs sans elle, au premier abord tu douterais de la domesticité du site. Un sentier monte doucement en longeant la paroi, dans le sous-bois surgit la caverne qui donna son nom au château, la roche est percée comme un tunnel, une superbe inscription en arabe surmonte le porche. L’entrée était là, des traces de porte subsistent, quelques lacets permettent l’accès au plateau sous la bienveillance d’une tour, dernier vestige debout. En haut, seulement des murets, je me demande si des constructions ont réellement existé, absence de tas de pierres, les dernières et seules traces de vie sont des trous dans la roche affleurante, certains plutôt pour des poteaux, d’autres sont des jarres ou des petites citernes avec leur système très érodé de récupération d’eau. L’endroit semble retrouver sa sauvagerie naturelle, platière, maquis et arbrisseaux, le tour du promontoire est rapide, gaffe aux bords de falaises, un grand calme plane.
150 m plus bas, immuables, deux masures en terre s’étagent sur des terrasses, seule concession au XXe finissant : le tracteur, les femmes fauchent, les types bricolent. Sur le plan supérieur des moutons bâfrent et des enfants courent en zig zag, ils doivent déjà connaître l’histoire des deux fedayins, il n’y a que 800 ans… Parvenir à Qalaat al Khaf n’est pas mince affaire, complètement isolé, le site s’intègre dans un paysage de montagnes duquel rien ne diffère puisque tout le bâti supérieur a disparu. Heureusement les bergers sont affables, mais ils ne parlent et n’entendent rien à l’anglais, pourtant la ville de Qadmos n’est qu’à 15 Km, le mot Khaf fait sésame encore faut-il comprendre leur guidage. Compte encore moins sur la signalisation exclusivement en arabe, aux routes se succèdent des chemins, au terme de deux bonnes heures nous avons enfin trouvé, l’éperon se distingue par son arasement, cerné de monts plus élevés, il émerge au centre d’un vaste cirque. Bizarre ce dénuement pour un site occupé jusqu’en 1816, les Ottomans en avaient fait une prison, l’Alcatraz des montagnes. R.C.

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Tartous 1998 Syrie

Posted by R C le juin 2, 2008

Citadelle de Tartous

L’arrivée à Tartous en fin d’après-midi vous laissera un fameux souvenir, avec sa plage déserte et son remblai où tu peux cruiser tranquille le bras à la portière et la clope au bec. A gauche, la mer et la plage ornée de parasols géants en tôle rouillée, à droite des immeubles en construction ou inachevés, à l’approche du centre le seventies style fait place au médiéval réinvesti. Le soleil se couche face aux remparts orange resplendissants, illuminant la désolation de ce front de mer. Passé la porte de la ville les ombres s’allongent, la douceur de la pierre rose fanée par les siècles vire au violet, les enfants jouent encore au ballon pendant qu’une vraiment vieille Marcel modèle 220 ponton, jaune taxi, se repose de sa journée. Les restes de la ville fortifiée sont présents à chaque coin de rue, un mur, une arche, une tour, la plupart maquillés par des infrastructures énergétiques, des séchoirs à linge, des panneaux publicitaires, des réparations de mauvaises fortunes, des chiens faméliques errants et un vieux coiffeur toujours au taf à 9 h du soir pendant que ses potes jouent au backgammon au milieu de la rue. Tu peux oublier le trottoir et l’urbanisme à la Delanoé. Emotion intacte, nous sommes toujours au XIIe à la belle époque de la domination franque quand, les templiers, maîtres des lieux, faisaient vraiment les malins dans leur citadelle.
A cette époque Tortose dominait en Palestine, c’était le point de passage entre Antioche et Tripoli. Dernier bastion franc, quand les croisés mettent les voiles vers Chypre en 1291, ils ne savent pas qu’ils ne reviendront jamais, Tortose c’est fini. Pourtant la ville était bien défendue, une belle enceinte, une super citadelle, un pont fortifié et un valeureux donjon qui résista au siège de Saladin en 1188. Aujourd’hui, il est malaisé de percevoir ces bâtiments, détruits ou incorporés dans l’habitat domestique, tu peux déceler l’entrée de la citadelle, la position de la grande salle de l’ordre, il te faudra beaucoup plus d’imagination pour situer la seconde enceinte encore plus puissamment fortifiée, l’ensemble ouvre sur la mer, une situation idéale pour fuir le muslim revanchard. Dernier vestige sauvegardé de la splendeur de Tortose, sa cathédrale des XII et XIIIe, un bâtiment d’une grande austérité comparativement à nos cathédrales gothiques contemporaines, l’ensemble flaire l’origine byzantine. R.C.

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Krac Qalaat el Hosn 1998 Syrie

Posted by R C le mai 16, 2008

Krac des chevaliers Syrie

Krac des chevaliers Syrie

Qui ne connaît pas le Krac ? Au moins tu as visionné une photo de son signifiant, ce beau château de pierres blanches, posé sur sa montagne, avec sa double enceinte et ses beaux talus réguliers. Un ensemble parfait, le site idéal que chaque touriste du Proche-Orient se farcit inéluctablement. « t’as fait le Krac, non mais j’ai fait Petra…”. Je ne me trahirais pas en affirmant que j’en rêvais et qu’il fut le premier monument de mon périple en Syrie. Une disposition que je vous recommande car tout ce que vous pourrez visiter ultérieurement vous semblera bourré de charme. En venant de Damas, tu t’interroges sur les mensurations de cette éminence au loin, elle te paraîtra disproportionnée car il te reste encore 15 km à couvrir, “ça doit être ça, la vache c’est immense… ». Effectivement, mais la route que j’emprunte ne me restitue pas le château que je connaissais, à trop l’idéaliser j’ai perverti mon imaginaire. Nous accédons par la face Nord, celle du village avec ses cases agglutinées aux pieds du seigneur. Premier mythe qui se volatilise, le Krac n’est pas isolé dans des contreforts montagneux, je pressens déjà le malaise à l’intérieur. J’ai le choix entre hyper restauré à l’écossaise, blindé de touristes, ou une coquille vide. Evidemment ce sera moins bien que sur les photos, que je connais par cœur : la galerie gothique, la rampe d’accès, la chapelle.
A vous de juger si vous allez en Syrie. Le Krac est un beau château, sa chapelle romane habitée par le mystère est bien sombre, les baies géminées de sa galerie sont identiques à celle d’un cloître gothique, sa rampe d’accès en chicane évoque une ruelle de la Médina, du haut de ses tours la vue tend vers l’infini. Même les toits terrasses du village en dessous possèdent le charme d’une bastide de Guyenne au XVe, quand ses mômes crasseux braillaient dans les rues. Il n’y a pas encore si longtemps, en 1930, 500 Alaouites avec leurs poules et leurs moutons squattaient les cours et les tours du château, les salles fleuraient bon l’étable, ambiance bruit et odeur. Il faut imaginer l’état du château à cette époque ; remparts et cours envahis par la végétation avec des reliefs en tout genre. Aujourd’hui tu peux t’attarder sur les détail de la construction : l’ajustement, le dessin puis la taille des pierres utilisées lors de l’interpénétration du cylindre des tours dans le glacis impeccablement désherbé.
Du charme peut-être pas, mais la satisfaction d’être allé sans doute au bout d’un rêve.
Pour les Hospitaliers qui régnaient là depuis que Raymond II de Tripoli leur avait cédé la place en 1142, la vie contemplative n’était pas primordiale… entre construction, sièges et séismes. Devançant les Francs, les Kurdes séjournèrent sur la butte, réellement le site était déjà occupé depuis l’Antiquité, ce que tu vois aujourd’hui date de 1180 pour le noyau central. Trois tremblements de terre, dont les deux premiers ruinèrent en partie le château. Le dernier en 1201 semble avoir incité les Hospitaliers à renforcer les murailles et à entamer la vaste campagne qui voit s’ériger la double enceinte et les tours de flanquements, la galerie aussi d’ailleurs, riche XIIIe.
A partir de 1207 cinq sièges successifs, à raison d’un tous les dix ans, entre dattes et loukoums, d’aménagements en reconstruction les habitants du Krac profitent à peine des douceurs du climat dans le sérénité et la volupté. Jusqu’à la fin, en 1271 les frères ne lâchèrent pas le morceau. 60 chevaliers exsangues contre une armée équipée de machines, avec à leur tête Baybars le champion de l’unité arabe. La lutte était perdue d’avance, pourtant il leur fallut plus de cinq semaines pour vaincre, par la ruse, les preux combattants, dans cette forteresse réputée imprenable. Rapidemment, après la reddition les musulmans entreprenaient, eux aussi, d’importants travaux de restauration, au fil des années ils renforcent l’enceinte du côté Est et bâtissent la grosse tour carrée sur le front Sud, le plus vulnérable. Au milieu du XIXe le bâti était encore intact, il s’est réellement dégradé lorsque le lieu s’est transformé en village de bédouins. Concluons avec des chiffres éloquents : 600 m d’enceinte, 225 m de long, 150 de large, des talus de 25 m de haut, la plus grande salle 120 m sur 8 de large et 10 de haut.  R.C.

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Marqab 1998 Syrie

Posted by R C le mai 16, 2008

Marquab Syrie

Marquab Syrie

Si la vie n’était pas toujours reposante dans ces contrées hostiles, sur leur perchoir les Hospitaliers sublimaient en contemplant à loisir les plaines fertiles du jebel Ansarieh et le bleu de la Méditerranée. A 10 km de la côte et du port de Baniyas, sur son éperon triangulaire la masse sombre du Marqab en impose à tous. Le grand Saladin, lui-même, ne préfère pas s’aventurer dans un siège sachant qu’en 24 h toute une armée de frères, lancée depuis le Krac l’encerclera fissa. Le site est fortifié depuis la deuxième partie du XIe, au tout début du XIIe les Byzantins s’y installent, en 1117 les croisés s’en emparent, mais il repart brièvement, jusqu’en 40, dans le giron musulman, les Francs le conserveront 145 ans. En 1186, Bertrand de Mansoer vend son château aux Hospitaliers, il n’est pas le seul à céder ses biens, la passation ou la disparition de sites due à des contingences économiques est courante, les propriétaires dans leur soif de grandeur bâtissent souvent en négligeant le coût global de leur construction, la vie était courte.

A l’époque ce n’est pas encore la puissante forteresse que nous contemplons, les grands travaux démarrent au début du XIIIe, les moines soldats agrandissent et fortifient considérablement la partie Sud. Grands bâtisseurs, ces ordres sont vraiment riches, ils regroupent dans leur fraterie la fine fleur de la noblesse franque. Grands voyageurs également, ils véhiculent les idées et les modèles, notamment dans la fortification, en ce début du XIIIe l’influence provient des châteaux de Philippe Auguste.
A chaque virage tu espères en voir toujours un peu plus, depuis ses 360 m, le Marquab domine la plaine côtière, sa construction en pierres de basalte, ses longues courtines, ses tours, me rappellent un peu Coucy, une vaste enceinte et son château. L’apparent bon état extérieur n’est qu’un leure, changement de décors à l’intérieur, la ruine, est très avancée. Seule la chapelle élevée dans un beau style roman est parvenue intacte, superbe voûte d’arête avec un doubleau égayé par l’alternance de rangs de pierres noires et blanches. A côté, la salle capitulaire devait être fameuse, couverte de nefs en croisée d’ogive, richement ornée il n’en subsiste qu’un angle.
La grosse tour ronde reconstruite par les Arabes après 1285, a bien survécu. En revanche, l’ouvrage avancé en contrebas qui servait de chemise, à la pointe de l’éperon, est un amas de pierres. La promenade dans le château passe de salle en salle toutes aussi gigantesques, dortoir, grenier, cellier, citerne, caserne, magasins, quelquefois superposées, tout est surdimensionné pour accueillir des centaines de soldats et leurs servants. Imagine la logistique d’approvisionnement de cette citadelle. Lors de notre visite une équipe de tournage de film travaillait sur le site, ignorants l’hygiène et la propreté en usage au moyen âge, les gars avaient tendance à utiliser tous les espaces couverts en guise de gogs, notre visite des salles fut brève…
Nous consacrâmes finalement plus de temps aux points de vue sur la mer ou sur les monts du jebel, j’imaginais le déroulement des sièges finaux de 81 et 85 quand la mine vint à bout des murs méridionaux. Avant de quitter le Marquab passe faire un tour sur la basse-cour, l’enceinte encercle 4 ha dont des trois quarts sont réservés au village, habité jusqu’au XIXe. La muraille avec ses 14 tours qui enserrait l’ensemble est antérieure à l’arrivée des Hospitaliers. Aujourd’hui c’est un vrai champ de broussailles, dominé par les tours et ponctué de ruines où le cheminement est difficile, tu ne peux éviter de penser à tous ces reptiles qui sommeillent sous ces vieilles pierres, grosse chaleur, heureusement le type dans la cahute billetterie vend aussi des glaces. Pas de visitor center, pourtant les bus montent en procession ! R.C.

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Safita Chastel Blanc 1998 Syrie

Posted by R C le mai 16, 2008

Chastel Blanc

1271 ça sent le roussi pour les Croisés de Palestine. L’ère n’est plus à la conquête, l’unité franque s’effiloche alors que les Arabes regagnent le terrain, Saone est tombé en 1188, les invasions mongoles, loin de déstabiliser la province, deviennent le ferment de l’unité arabe. Après Nouredin et Saladin vient Baybars, quand les premiers jouent les grands seigneurs, le dernier, plus roublard s’illustre par son efficace cruauté. Avant de rejoindre le pays des houris il réduit aussi les Assassins, le parcours spectaculaire de cet esclave venu du Turkestan s’achève en 77. Je clos là cette digression.
La construction n’est pas précisément datée, elle est attribuée aux Croisés à partir du XIIe. Premier démantèlement organisé par Nouredin, son passage est antérieur au séisme de 1170 qui ravagea toute la Palestine, il paraît que ça aurait duré 25 jours… beaucoup de petits forts disparaitront.  Rebelotte en 1201, toutefois il aurait été moins dommageable pour la tour. La forteresse est rebâtie, les Templiers s’installent, période de quiétude hormis quelques conflits fratricides.
Le donjon figure presque un cube de 30 m de long sur 28 de haut et 18 de large, une belle masse de calcaire blanc, d’où son nom. Il était isolée du village par deux enceintes concentriques, des passages souterrains les reliaient à une salle basse située sous la chapelle. Aujourd’hui toute la ville converge vers la tour, les murailles ont été avalées. Dernier périmètre libre, un petit terre-plein occupé par un majestueux monstrueux escalier donnant accès à la chapelle, toujours consacrée pour les chrétiens des environs. Au-dessus, une grande salle en voûte d’arête éclairée par des archères, au dernier niveau, le solarium  une grande et belle terrasse qui offre la plus belle vue sur Safita, le Crac et la mer à 25 km, enfin je ne me le rappelle plus vraiment si j’ai vu la mer. La profusion émousse ma mémoire, je ne conserve qu’un vague souvenir de cette tour, j’ai retenu la chaleur de la ville et des ruelles, le coiffeur mécanicien, j’aime les salons de coiffure au Proche-Orient parce qu’ils ressemblent souvent à des ateliers de réparateur de mobylettes.
1271, Baybars, en revenant du Krac, qui n’est qu’à 10 km, passe à Safita pour faire la fête aux derniers templiers qui gardaient la place, ils seraient enfuis vers Tortose sans se battre. R.C.

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