Otrott 2002 France (Alsace)

Ottrot Alsace

Ottrot Alsace

Investissement du site au XIe, jusqu’au XIIe c’est un ouvrage en bois posé au centre de l’éperon. Début du XIIIe construction du premier château à l’ouest, dit de Ratsamhausen, par les Lutzelbourg (celui de gauche), 50 ans plus tard construction à l’est du Lutzelbourg, au milieu l’édifice primitif est en ruine. Les deux châteaux sont distants de 100 m, sympa pour le canardage d’une tour à l’autre, l’un appartient à l’empereur et l’autre à l’abbesse du Mont. A la fin du XVIe le site est réunifié. L’accès se fait par la route du Mont Sainte-Odile. A la sortie de Klingenthal aller vers  Eichwaeldel, enfiler vos pompes de marche et c’est parti pour une promenade en forêt.
Que s’est-il passé là-haut pendant sept siècles, outre des travaux de construction d’embellissement et d’adaptation aux armes à feu ? Peu d’informations, peu d’importance stratégique, la vie semble douce dans la montagne, quelques échauffourées  à la fin du XIIe entre les évêques de Strasbourg et l’empereur. En 1375, des Anglais auraient incendié le Lutzelbourg qui n’était qu’un château de siège comme le Ramstein avec l’Ortenbourg. La reconstruction du nouveau palais seigneurial hérite d’un style pré-renaissance. Charles le Téméraire aurait eu quelques infructueuses velléités, plus tard c’est la guerre de 30 ans et le début de la ruine. La révolution parachève le boulot et sonne le glas de cette relative quiétude, tout le monde redescend dans la vallée.
L’incontestable avantage d’une visite en hiver, c’est bien sûr l’absence de végétation, les inconvénients, eux, sont multiples, neige, froid, 3 h de lumière par jour, site bouclé…
Autre avantage et de taille : tu es seul sur le lieu. C’est toujours avec un petit pincement que j’arrive devant un château, d’autant que nous sommes le 30 décembre, cette fois j’en ai deux à voir. Je file vers le Lutz ouvert à tous les vents. Effectivement, les fenêtres du palais ont conservé leurs meneaux, les murs se dressent sur au moins 15 m, les cours jonchées de ronces, la désolation est prégnante et la « chaleur » des lieux m’invite à me retrouver à l’air libre, c’est à dire à l’extérieur de l’enceinte. Direction le Ratsamhausen, ses façades bricolées, ses enchevêtrements de murailles attestent des nombreux remaniements depuis le début du XIIIe. Le palais donjon carré aurait des origines normando-siciliennes, à ses côtés, j’admire les corbeaux de la tour du XIIIe qui supportait un hourd. Dommage, l’entrée est fermée et faire le mur comporte certains risques, toujours plus facile de monter que de descendre. De plus, la cheminée de la maison du garde fume et il fait presque nuit.. R.C.

Advertisements
Cet article, publié dans Alsace France, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s