Windstein « nouveau » France (Alsace)

Nouveau Windstein Alsace

Nouveau Windstein Alsace

1334 ou 32 les Winsdstein se retrouvent sans château, assorti de l’interdiction de le reconstruire, inconcevable pour une famille noble. Au XIVe, un nom demeure encore attaché à sa motte et à sa tour féodale. A partir de 1339, à 800 m sur une colline, le nouveau Windstein sort de terre, contrairement à son voisin le bâtiment est intégralement construit, et repose sur un socle de grès. Une seule salle troglodytique, son plafond fissuré est étayé par des colonnes constituées d’un astucieux empilement de cylindres, cet aménagement semble être contemporain de l’excavation. En arrivant, tu seras surpris par le calme qui règne par ici, au milieu des bois, la masse rose et moussue ne se devine pas de loin. Sur le plateau, il subsiste des petits ouvrages défensifs semi enterrés datant de la première guerre mondiale. Ils font pâle figure devant le front d’attaque du château : l’imposant mur bouclier, la tour ornée de bouches à feu, ou accrochée au bastion Ouest la mignarde bretèche aux ingénieuses canonnières. L’ouvrage le plus ancien est le donjon, l’enceinte, principalement sur les parties les plus exposées (nord et ouest) a été largement remaniée à la fin du XVe, afin de résister aux tirs d’artillerie. La grande façade Est a conservé son allure du XIVe, avec ses belles ouvertures, elle appartient à celles des plus beaux palais alsaciens. Sur ce versant plus escarpé, la faible probabilité d’attaque a permis d’agrémenter ce côté de baies gothiques toutes différentes. Tu pourras t’interroger sur l’apparent bon état du site et de ses constructions, des fouilles et d’important travaux de restauration ont été entrepris en 1983. Il plane toujours une interrogation sur l’érection du fort, la date de 1339 reste à vérifier, il se peut que la partie centrale (le logis) soit du XIIIe ?
Autre incertitude qui relève plus de l’imagerie pour le peuple ; un souterrain relierait les deux châteaux distant de 800 m, chacun sur leur socle de grès à 360 m d’altitude et séparés par un col… Sur le chemin qui relie les deux sites vous allez longer une barre rocheuse sur laquelle s’accrochait un troisième château constitué d’une tour et d’une salle taillée dans le grès. Hormis 1676, date de sa destruction et une attaque pendant la guerre de Trente ans, il a plutôt fait bon vivre là-haut : grandes fenêtres à banc pour contempler le lever du soleil ou la vue sur les cultures prometteuses, cheminées à tous les étages, bien à l’abri derrière l’épaisse muraille du front Nord. R.C.

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