Afrasiab 2001 Ouzbékistan

samarkand, afrasiab

Samarkand valait bien un voyage en Asie centrale, les photos des coupoles au soleil couchant achevaient de me convaincre. L’endroit ne regorge pas de châteaux en ruine, l’Ouzbékistan compte néanmoins quelques forteresses, il faut alors remonter vers la mer d’Aral depuis New Ourgench. La zone ne se visite pas vraiment et les guides chauffeurs annoncent ne pas savoir s’y rendre, malgré la localisation des châteaux sur les cartes… Le moindre site ruiné ou le plus petit morceau de rempart sera une bouffée d’imaginaire sogdaniesque dans cet univers de mosquées et d’écoles coraniques. J’admets que la subtilité architecturale et décorative de ces lieux à fini par me lasser, un Ouzbek pourrait en dire autant de nos cathédrales gothiques.
A notre arrivée en fin de journée dans la ville mythique, nous nous précipitons vers le dernier pan de muraille debout, ultime vestige d’Afrasiab. Morceau de bravoure de la cité disparue au XIIIe, exhumé en 1991 et restauré depuis. 6 m de largeur construit avec des blocs d’argile crue, il domine la ville nouvelle actuelle de Tamerlan. Contemporaine de Babylone, la cité fondée au VIIIe av JC devient la capitale de la Sogdiane en 329 lorsque Alexandre en fait un poste avancé de son empire. L’hégémonie grecque durera un siècle et demi, puis elle passe aux mains des chinois, des Arabes, et prospère avec les muslims. C’est fini en 1220, Gengis et ses sauvages déferlent sur les plaines d’Asie Centrale, brûlent et razzient la ville. Sur le plateau, les ruines fondent lentement, toujours la brique crue, en contrebas la nouvelle Samarkand scintille.
La visite du plateau prend l’allure d’une promenade sur le Causse, fossés, buttes, vallons où je crois discerner, plutôt j’imagine découvrir un pan de mur, l’entrée d’un grenier dans le loess. L’immense champ de bataille est seulement investi par des moutons et des bergers faméliques. Le fameux méchoui d’Asie centrale au gras et rien qu’au gras du mouton dont les Ouzbeks se délectent les jours de fête. Easy digest. Immanquablement, les Russes élevèrent un musée, faste
suranné, murs lépreux, vastes salles sombres, poussière jaunâtre, sa visite passionnera certainement les membres zélés des voyages organisés Clio. L’arrière du lieu abrite un musée
lapidaire sous des tôles ondulées qui doit aussi servir d’abri aux moutons, le soir. R.C.

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