Roquefixade 1995 France (Ariège)

Roquefixade

A vol d’oiseau c’est à 10 km de Montségur, par la route, prends la direction de Foix, après Lavelanet sur la 177 vers le nord. C’est aussi le nom de cette ancienne bastide, étendue sous sa barre rocheuse face à la chaîne des Pyrénées, si calme avec son château sur son éperon. La place du village bordée de platanes, où tu laisses ta caisse sereine, en redescendant du pog je voulais m’installer ici, trop beau, trop de plénitude. A ceux et celles, apaisés par la platitude de la mer, la délicate douceur de Roquefixade devrait les réconcilier avec les pics et les vallées. Si vous aimez le sport, plusieurs voies d’escalade sont ouvertes pour parvenir au sommet sans passer par le chemin.
De la construction et de l’histoire aucune information, même Henri-Paul brode pas mal. Histoire d’un site résumée en deux dates, la fin du XIIIe à Richelieu au XVIIe. Simon de Montfort passe à côté, partagé entre les comtes de Foix et de Toulouse, Roquefixade n’a abrité que quelques Parfaits errants, propriété de la famille Villemur, il revient à la couronne après la croisade.
nous un peu sur ces pauvres ruines ouvertes au vent et aux moutons, depuis le Chemin des Parfaits l’accès paraît inaccessible, benoitement tu suis le sentier qui longe et contourne la falaise avant d’arriver dans une grande prairie qui monte vers la crête. C’est le meilleur endroit pour admirer la célèbre arche qui enjambe une faille dans le rocher et supporte la courtine. En haut sur le plateau, une vaste basse-cour insoupçonnable depuis la vallée t’attend, jonchée de pierres et de crottes de bique, tu peux quand même te poser dans l’herbe en contemplant le petit château sur son rocher. Pas mal de touristes pour un site oublié, la veille nous étions à Peyrepertuse, ça grouillait, j’y avais appris que Chirac venait d’être élu président, des types en CX genre parvenus exposaient leur allégresse.
Que reste-t’il ? Un châtelet d’entrée avec deux portes formant une souricière, un grand pan de mur supporté par l’arche avec ses deux ouvertures sans leurs encadrements, d’autres portions de muraille à l’aplomb de la falaise délimitaient une petite enceinte. Les démolisseurs ont bien travaillé, contraints, rémunérés et habilités à la récupération des matériaux pour leurs biens propres, maintes habitations de la bastide s’en parent. Encore une belle occasion de stagner là ; partir à la recherche des pierres séculaires sur les façades. R.C.

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