Coustaussa 1995 France (Cathares)

chateau de Coustausssa

C’est ici que le trésor des cathares aurait été dissimulé, au fond d’une tour sous deux mètres de terre. Les carottes sont cuites à Montségur en mars 44, partis avant l’aube du pog, ils ont chevauché toute la journée, imagine seulement trois ou quatre types, sur leurs canassons suivis de deux bourricots chargés de grosses besaces replètes, en cuir brun. La lumière s’estompe quand ils voient se détacher de l’abrupte pente la silhouette de Coustaussa, ce soir ils dormiront à l’abri. Relativement, car depuis plus de 23 ans la forteresse est inféodée aux croisées, impossible de révéler le contenu des précieuses sacoches rebondies, ils craignent aussi pour leurs vies, les routes ne sont pas sûres. Peut-être les suit-on ? Les besaces ne repartiront pas, les Bons Hommes auront juste le temps de les enfouir et de repartir rapidement vers Arqueset non vers Rennes. Pourquoi monter à Redhae, une vieille tante ou un parfait à visiter, personne ne le sait, après leurs traces s’effacent ? En 1885, Béranger Saunière est nommé abbé de la petite paroisse, il entreprend des travaux dans l’église et découvre dans un pilier du maître autel des parchemins.
A partir de là tout part en vrille, mystères, intrigues, vrai pipeau, faux vrai, vrai réel, tout est possible à Rennes le Château. J’en parle plus loin. A Coustaussa les secrets demeurent aussi, en 1897 le curé de la paroisse est assassiné dans son presbytère, jamais les enquêteurs ne mettront la main sur le tueur de l’abbé Maurice Gélis. Ensuite, qui a informé Saunière de la cache du trésor ? 80 patates… qui auraient constituées son fond de commerce, sans oublier les documents top secret sur la généalogie du christ ! C’est chaud, la fin du XIXe dans la vallée, pourtant depuis 1211 tout était calme. Simon de Montfort était devenu le maître des lieux, après un premier siège en 1210 et le second, consécutif à un dernier sursaut cathare en 11. Accrochées au flanc de la montagne, les ruines sont impressionnantes, surtout en soleil rasant, l’approche est facile, le château est posé à cheval sur une barre rocheuse qui porte aussi le village. Les hautes murailles de la masse d’habitation sont encore debout, sur une terrasse. A noter les deux particularités : les restes d’un beau soubassement d’une échauguette sur l’un des angles de la bâtisse principale, et dans son prolongement un ouvrage en saillie, comme caparaçonné, aux trois pans inclinés, percé de deux ouvertures, il semble faire office de contrefort. L’intérieur est une coquille vide sur trois niveaux, la construction est bien postérieure à l’époque de la croisade. Je n’ai pas trouvé d’informations sur sa démolition. L’abandon ou la Révolution, au XVIIe Coustaussa n’était pas en première ligne de la barrière pyrénéenne, il ne présente plus d’intérêt stratégique, en avait-t’il eu un d’ailleurs ? L’allure du site avec ses grandes ouvertures, sa hauteur de construction et sa terrasse, laisse imaginer un usage résidentiel, il ne s’agit plus d’un fort de montagne. R.C

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