Montségur 1998 France (Cathares)

Château de Montségur

Le Bûcher de 1244 signifie la fin des cathares avec la réduction de 205 martyrs. Sa pincée de légende savamment entretenue contribue largement à entretenir le mythe ainsi que la popularité du site. Avant les 3/4 d’heure d’ascension l’arrêt au calvaire commémoratif du drame est quasi imposé, le sentier passe au milieu du pré aux suppliciés. La montée paraît moins pénible à ceux dont l’imagination fertile ouvre l’image de ces journées de 1244, quand hommes, femmes et enfants descendent pour la dernière fois ce sentier, dans une forme toute relative, ils viennent de supporter un long siège. Vous remarquerez que les guides alors, qu’ils évoquent Montségur, s’étendent plus volontiers sur le massacre que sur le château lui-même. En effet, l’effort de la marche d’approche sera plus récompensé par la vue panoramique des alentours que par la construction du nid d’aigle bien postérieure au drame du 16 mars. Les châteaux cathares que tu visites aujourd’hui sont stylistiquement éloignés de ceux que les Parfaits squattaient, imagine plutôt des bâtiments de bois et de pierres.
Après la croisade, les Français réinvestirent les lieux en les adaptant ou en les reconstruisant comme ici ou encore à Puilaurens. L’ordre religieux rétabli, le roi put asseoir son hégémonie sur la région et récupérer toutes ces places fortes pour se défendre des atermoiements aragonais. Cette dernière battue sanglante contre les Albigeois se déroulait sous le règne du bon Saint Louis, sainteté qu’il s’était attribuée. Perché à plus de 1200 m le pog s’apperçoit à des kilomètres à la ronde, sous la neige, dans la brume, en plein soleil, toujours impressionnant et indissociable de son histoire. Parvenu au sommet, tu as le choix de t’élever sur la muraille avec une vision verticale sur le village de Montségur, une ancienne bastide, qui serpente sur le coteau, ou bien faire le tour qui te renseigne sur l’austérité de la construction. L’enceinte épouse la sommité du piton, logis et communs, certainement en bois s’appuyaient sur la muraille, il subsiste les percements pour les madriers. Dans le donjon, la salle basse voûtée percée de meurtrières est accessible par un escalier à vis, à l’étage la salle seigneuriale bénéficie d’une cheminée, luxe insensé… Dernier équipement, la citerne coincée entre la salle basse et le mur extérieur du donjon. Voilà c’est tout, pour ce tour du mythe. Le plus connu des châteaux cathares n’est sûrement pas le plus intéressant d’un point de vue architectural, ce faisant sa légende et sa position lui rendent bien sa notoriété. Nombre d’écrits relatent dans le menu l’épopée de Montségur et des Cathares, la bravoure de Raymond de Pereilhe, la vie pendant le siège et la fin triste de tous ces hérétiques qui se jettent un à un dans le brasier plutôt que d’abjurer leur foi. R.C

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