Termes 1998 France (Aude)

Chateau de Termes

Le Termenès est une petite région boisée très verte avec des points culminants à 1000 m, un havre de fraîcheur dans la sécheresse des Corbières. La fondation du château serait de la fin du XIIe, il couronne une éminence, bordée de ravins profonds.
En bas, il y a le village avec la Sou qui le partage, il faut emprunter un petit pont de pierre prendre à droite puis marcher un peu. Ils ont installé un micro musée et surtout un guichet dans l’une des dernières maisons sur le chemin qui monte au site. Ma première visite remonte à 1982, j’étais seul. Cette fois il n’y a pas plus de clients et le visitor center est fermé. Nous prenons un verre à la buvette de l’autre côté du pont en imaginant un bizness model pour la rentabilité du guichet. Inutile de s’interroger si les 4 billets journaliers vendus couvre le salaire mirobolant de la guichetière. Pas d’évolution en 16 ans, il y a toujours autant de ronce et de caillasses en tas là-haut. Une nouvelle signalétique fait exception, elle renseigne le touriste sur l’attribution des bâtiments : chapelle, citerne, poterne Nord-Ouest, courtine Nord, latrines… A Termes il ne reste pas beaucoup de choses de l’imposant château à la silhouette formidable.
Le site a été abandonné au XVIIe et surtout démoli, hormis les murs d’enceinte accrochés aux pentes, il ne reste rien, c’est un peu frustrant. Une baie cruciforme, et un contrefort d’angle supportant un mâchicoulis voilà les deux derniers éléments qui attestent d’une certaine qualité de fabrication. La visite de Termes ne vaut que si vous connaissez l’histoire du siège de 1210. Durant 5 mois, ça va vraiment chauffer sur les versants et les collines avoisinantes. Simon de Montfort mandaté par Louis IX (le bon Saint Louis) pour exterminer les cathares, s’installe avec une armée de mercenaires en face du site. Dans la place, des familles cathares sous la protection de Raymond de Termes, un vieux bouc opiniâtre et valeureux. En pleine montagne isolée, de juillet à fin novembre en ce début de XIIIe, il y aura successivement : des machines de guerres, des travaux de sapes, les sorties hardies des assiégés, la débandade des mercenaires pas payés, un soleil qui tape dure, des citernes à sec, un début de reddition, une pluie providentielle, une dysenterie, un hiver précoce, enfin la fuite des assiégés par un chemin secret à la barbe des troupes catholiques, la capture de Raymond de Termes et sa fin dans une prison. Selon Henri Paul tout se serait terminé dans la nuit du 22 au 23 novembre 1210. Je me suis promis d’aller à Termes un soir de 22 novembre. 

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