Doura Europos 1998 Syrie

Citadelle Doura Europos

La moitié de la citadelle est partie un jour avec une crue de l’Euphrate. Minée par les eaux, la falaise sur laquelle se trouvait l’ancien palais Séleucide s’est effondrée. Le désert encercle la ville en surplomb sur le côté Est le fleuve, il y fait très chaud, l’ombre est rare sur ce plan de ruines gigantesque de 73 ha. Quand Séleucos donne le nom de son patelin natal Europos et fonde la ville une steppe herbeuse persistait dans la contrée, des céréales y poussaient et des  moutons y paissaient. Au IIIe et IIe av JC durant la période hellénistique, la cité se transforme en un point de passage stratégique. Elle subit l’hégémonique influence de Palmyre, sa voisine du désert, au IIe av JC, puis la domination romaine en l’an 100 de notre ère lorsque les légions investissent la Mésopotamie. Il semble qu’il y ait eu de forts tremblements de terre dans la région au début de l’ère chrétienne, ruinant les villes, certaines ne s’en relèvent pas, à Doura il y aura juste assez de fonds pour rebâtir les habitations. Toutes les fortifications visibles sont de l’époque grecque. L’abandon définitif n’intervient qu’au IVe à la suite d’une razzia des Sassanides, sans doute le processus de désertification déjà bien entamé devait aussi dissuader les postulants à un éventuel come back.
Le site est oublié jusqu’au début du XXe, quand un soldat met au jour une mosaïque, après ce seront les fresques de la synagogue, tout le précieux est embarqué à Damas. Murs et murets reposent ici sans leurs ornements et se délitent tranquillement à chaque pluie, fichue brique crue. Heureusement la citadelle et les remparts sont en pierres, les deux portes subsistantes sont monumentales, surtout au centre du désert. Aventure dans la sape ; ne loupez pas le plus croustillant à Doura, une bataille souterraine entre soldats Romains et Sassanides ? Sous une tour deux sapes se rejoignent, et 1 750 années plus tard des archéologues exhument des squelettes cuirassés les poches remplies de pièces de monnaie. En 98 aucune mention n’existait à ce propos. Il paraît que la nuit tu peux entendre les hurlements des chacals et des hyènes. R.C.

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