Palmyre Qalaat Ibn Ma’ân 1998 Syrie

Qalaat Ibn Ma\'ân

Au pays de Zénobie, la reine mère de Wahballat, qui s’appropria la descendance de Cléopatre et se battit malignement contre des Romains. Ces derniers beaucoup plus forts finirent par la coincer sur l’Euphrate. L’oasis a tout d’un petit paradis ; des palmiers bien verts, des canaux d’irrigation procurant juste un peu de fraîcheur, la richesse des caravaniers, les beaux vestiges de la splendeur romaine et sa vallée des morts au calme derrière les collines.
A Palmyre tout se visite, des “tombes tours” de la nécropole à la ville antique, de jour comme de nuit, ce faisant dans la pénombre surveille tes arrières et reste sur tes gardes car certains indigènes n’hésiteront pas à t’emmener dans le théâtre pour te proposer « des jeux de mains ». Cerise sur le gâteau sur son éminence, la citadelle orange resplendit, dommage ça ne dure que le temps du couchant ou du levant. Son ombre plane au-dessus de la douceur de la belle ville romaine, et l’austère silhouette du monolithe te rappelle que la vie n’a pas toujours été rose oranger à Tadmur. Longtemps ce fut une prison là-haut, ce qui lui vaut son parfait état de conservation, pas de ruines à Qalaat Ibn Ma’ân.
A cette heure avancée du jour, la clémente température fait sortir les touristes, sur la colline plusieurs cars se vident, d’autres se remplissent. Intense fébrilité car la fermeture est proche, dernière chaleur mixée à des relents de gas-oil. La vieille forteresse muslim est parfaitement isolée sur son monticule par un gigantesque fossé taillé dans le calcaire. Apparemment peu de recherches ont été entreprises sur son histoire, sa fondation remonte au XIIIe, de l’avis d’experts passant-là par hasard, elle aurait été aménagée jusqu’au XVIIe de façon concentrique autour du noyau primitif. Il est vrai qu’à l’intérieur c’est un véritable labyrinthe, monter descendre, atteindre des pièces très sombres, simplement éclairées par un rai de lumière couchant. Aucune ouverture, seules de rares archères, pas de déco non plus, une construction assez grossière, pas de donjon, rien ne dépasse de ce bloc minéral. A l’intérieur, quelques puits de lumière procurent de l’éclairage,  l’ombre semble plus recherchée que les rayons du soleil dans ce désert, décidement la vraie vie était en bas. R.C.

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