Nemours 1995 France (Seine et Marne)

Château de Nemours

Un gros donjon avec quatre tourelles d’angle, une tour carrée et la galerie qui les relie. Bâti au XIIe, le château faisait partie d’un ensemble fortifié qui défendait la ville. Il est pourtant joli ce petit château dans son cadre de verdure sur les bords du Loing, dommage, Nemours est un peu à l’écart des haltes touristiques. Alors Parisien, par un beau dimanche de printemps prends ton os, direction Lyon autoroute du sud, sortie 15 ou 16, la petite ville bien glauque comme tous les bourgs français le jour du seigneur, avec son abbatiale, ses canaux, ses ruelles et son château, t’attendent. Au retour, tu auras tout le loisir de t’arrêter à Barbizon pour le bain de foule.
D’un manoir féodal pour Croisés de retour au bercail, à la construction actuelle, six siècles se sont déroulés. Inclus depuis toujours dans le domaine royal, il sera épargné voire bien aménagé au fil des siècles, des hôtes illustres l’habitent où y passent, Orson le fait construire, Louis VII, Saint Louis y séjournent. Jacques d’Armagnac transforme la forteresse en demeure de loisirs, en 1585 les Guises et La Médicis signent un accord, la famille de Savoie en prend possession jusqu’à Hédelin, lieutenant du duc d’Orléans, qui en 1673 engage les derniers aménagements, perron et portail. Au XVIIe il sert de Palais de justice et des cachots sont aménagés dans les sous-sols. En 1789, il appartient à Monsieur Dupont, député, dont le fils fondera l’entreprise américaine Dupont de Nemours… enfin, vous savez. Après la révolution il est occupé et entretenu, immanquablement il frôle de justesse le démantèlement. Au XIXe, il fait office de « maison du peuple », on y joue des pièces de théâtre, il abrite une école de filles, des stockages divers de vin et de laine, transformé en musée de la paléontologie, il pourrit doucement, aujourd’hui après sa restauration, ce sont des collections de faïences.
A l’intérieur, c’est bidouille et compagnie, rien de plus normal pour un site qui a tellement vécu, il subsiste de la renaissance de grandes cheminées, de belles fenêtres à meneaux. Le très bel oratoire dans l’une des tourelles date de la fin du XIIe. Aux pieds de la muraille flottent nonchalamment quelques cygnes. R. C

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