Chambord 2006 France (Loir et Cher)

Château de Chambord

Château de Chambord

Immuable, depuis des dizaines d’années, l’endroit est toujours le même, la forêt et son brin de fraîcheur, l’hôtel Saint Hubert seulement un peu désuet.I Comment ne pas rêver de passer une nuit ici, au milieu de la grande forêt, quand tu sais que les biches rôdent au-dehors. Dîner sur la terrasse face au château, une vieille truite meunière desséchée dans ton assiette te fait de l’œil, la douceur t’entoure, autour de toi tu n’entends que l’anglais, le japonais, l’allemand. Je repense à ce vieux François qui voulait faire la nique au jeune Charles, tous deux avec leurs rêves européens. D’une forêt plate, fangeuse et giboyeuse, souvent brumeuse, émerge ce palais avec son taux de notoriété spontanée propre à faire pâlir n’importe quelle multinationale. Signifiant et signifié se recoupent immédiatement, à mon avis l’un des meilleurs taux dans l’imaginaire des français. Qui n’entrevoit pas les cheminées et les lanterneaux quand le mot magique est prononcé ? Description inutile, cumul de superlatifs, à partir de 1519, 1800 bonhommes travaillent à la gloire naissante de François qui, comme chacun sait, ne l’habitat en temps cumulé que quelques semaines. Il aurait au moins pu s’y faire enterrer, comme un pharaon, seulement la fin du règne fut moins glorieuse que Marignan. Quand il disparaît, en 1549, les travaux ne sont pas achevés, son fils Henri II les poursuit, Louis XIV les termine. On glose beaucoup sur la genèse du site, Léonard serait-il dans le coup, il aurait oeuvré au premier projet ? Tout est connu, à l’exception du projet perdu de 1519, aujourd’hui les archéologues se passionnent pour les fosses d’aisance, à défaut de souterrains et d’oubliettes.
L’histoire domestique du château, recèle apparemment quelques croustillants secrets. Tout commence en 1999 lorsque des types s’intéressent à l’appartement de François 1er, plus particulièrement à un conduit de latrines et à la fosse qu’il dessert. Mais, ladite cavité est obstruée, si la présence est avérée en 2001, les fouilles n’ont pas encore débuté, ce faisant tout laisse à penser que de formidables débris seront découverts, l’Egypte et Grossgrabenstein ne sont pas loin. Les mystères de la fosse royale vont-ils captiver les foules en augmentant le chiffre de 800 000 visiteurs annuels. D’autres fosses fouillées ont déjà livré leur butin : vaisselle, parure, vêtements, reliefs divers… Quant au premier Chambord médiéval, cité dès le XIIIe, personne ne sait où il se trouve, à la périphérie de l’existant ? R.C.

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