Mauléon La Durbelière 2005 France (Deux Sèvres)

  • Château de la Durbelière
  • Château de la Durbelière
  • A Saint Aubin de Baubigné à l’écart du village, dans la cour d’une ferme de belle allure, se dresse un complexe de ruines disposé sur une pelouse parfaite quadrillée de canaux. Première impression lorsque tu viens de passer le porche : pas d’enceinte, seulement un rang de balustres qui bordent les douves. Ruine parfaite, sans entretien excessif, espace dégagé offrant une excellente compréhension du site et des attributions des vestiges. Principalement, ce que nous voyons date du XVIIe, plutôt du début, la fondation du château est donnée pour le milieu du XVe, ce faisant il existait une construction auparavant. La base féodale est toujours visible, mais avec parcimonie, les pont-levis sont devenus dormants, la façade semble avoir reculé afin de ménager une terrasse et la porte d’entrée, encadrée de colonnettes, était surmontée d’un fronton triangulaire, l’accessoire architectonique indispensable du moment. Les communs sont également remarquables, entretenus sans ostentation, ils sont toujours utilisés, la galerie aux colonnes servait de manège dans le temps, son inspiration italianisante me rappelle les grandes fermes de Lombardie.
    Longtemps possession de la famille Rorthais qui, édifie et transforme le château, la place échoit par alliance en 1679 aux Larochejacquelein. Un siècle plus tard, un héritier intrépide prend le commandement des forces catholiques et royales durant les Guerres de Vendée, avec cette issue fatale pour beaucoup, y compris pour les pierres. La Durbelière n’échappe pas à son destin, l’incendie sera pour 1793 et 1794, en cinq fois.
    La promenade dans les ruines est légèrement aventureuse, les tours du côté Nord et la façade arrière à l’ouest sont inclues dans la végétation, il est possible de descendre dans leurs soubassements, il y a longtemps que les voûtes sont tombées. De la partie Sud-Est, la plus démolie, il ne subsiste que deux tours dont l’une contient l’escalier qui menait aux étages du logis, l’autre est un ouvrage défensif qui s’insérait dans la courtine, aujourd’hui les planchers disparus et les corneilles sont les
    derniers occupants. R.C.

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