Tiffauges 2005 France (Vendée)

Château de Tiffauges
Château de tiffauges

Je n’ai rien oublié mon premier passage à Tiffauge, sur la route du départ en vacances, vers les plages tristes et monotones de la Vendée. J’émergeais d’une nuit visqueuse, recroquevillé sur la banquette grise en skaï. La Dauphine stationnait devant la porte du château, j’avais à peu près 8 ans.
Entre la Vendée et le Poitou, une grande enceinte de 18 tours sur un promontoire au-dessus de la confluence de la Crume et de la Sèvre Nantaise. Le premier château date du XIIe, il comprend un donjon, la massive porte d’entrée et la longue enceinte. Le début du XVIe augure une nouvelle période de construction dont la tour du Vidame, énorme masse de pierre parvenue intacte. En pur granit de bel appareil, c’est une formidable construction sans équivalence en Europe de l’ouest.
Depuis quelques années le site a été repris par la commune et le conseil général. Ce qui lui vaut d’être fermé la plupart du temps, ce faisant, en longeant la muraille vous pourrez escalader le mur. Les lieux sont parfaitement entretenus, ils abritent un musée de la machine de guerre, les tours sont couronnées par des mâts et des fanions, la basse-cour, outre les engins en bois, est encombrée de cahutes de foire, une atmosphère festive qui illustre parfaitement la dure vie âpre et solitaire des châtelains au moyen âge.
Nous serions à demi tenté de regretter ce bon Gilles de Retz, époque héroïque où Gilles s’illustre dans des faits de guerre remarquables aux côtés de Jeanne d’Arc sa loyale patronne. A la mort de celle-ci il retourne sur ses terres dont Tiffauges. Pour se distraire il n’a pas trouvé mieux que de violenter des jeunes gens, garçons et filles, sacrifice, sodomie et décollation sont au programme. Lors de ces bacchanales, il invitait des soudards, plus de 140 enfants essentiellement des garçons furent ainsi martyrisés. Tiffauges ne fut pas le seul lieu, il essaima dans ses trois autres possessions fuyant les populations qui s’inquiétaient devant autant de disparitions d’enfants. Lors de son procès, Gilles de Retz a révélé son enfance, brutalisé par son grand père, un bonhomme pas catholique et surtout sans aucuns scrupules. Dur moyen âge. R.C.

Advertisements
Cet article, publié dans France, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s