Vitré 1990 France (Ille et Vilaine)

Château de Vitré

La puissance et la gloire des grandes familles du duché de Bretagne.
Sur la route qui mène St Briac plusieurs détours s’offrent à nous, Vitré fait partie de ces petites villes pimpantes où le touriste s’arrête pour déguster une crêpe et l’indigène sublime son ennui dans des clubs échangistes le dimanche. Auparavant, il y avait l’office cultuel et l’alcool.
En arrivant, les toitures des tours en poivrières sont autant de totems propres à attirer le visiteur, même le plus affamé. L’excellent état du site, son utilisation quotidienne en guise de mairie et de musée pourront décevoir l’amateur de ruines romantiques, et ce n’est pas le bâtiment néo-gothique de l’hôtel de ville qui arrange l’affaire. Devant le châtelet, l’atmosphère d’un film de cape et d’épée avec Bourvil et d’Artagnan à ses côtés est plus que prégnante, voire incontournable. – En passant sous le porche les sabots résonnent, puis des voix : « holà Monseigneur venez vous rassasier à ma table… », « as tu des chevaux frais tavernier, nous repartons tantôt », « Blandine se languit de vous Monseigneur », « je n’aurai pas le temps, car la reine m’attend… » -.
Dans la cour triangulaire, chaque angle est signifié par une tour, la Saint Laurent, la Madeleine et la Montafilant, de hautes courtines impeccables les relient, d’autres tours appuient la défense, au total il y en a 13. Leur visite est possible, celle de l’oratoire se pare d’un bel oriel renaissance, la Saint Laurent abritent un petit musée, les tours du châtelet sont dévolues à l’hôtel de ville, enfin pour la vue panoramique ce sera la Montafilant, d’autres plus petites servait de latrines.
La fondation du château remonte au XIe, mais la majeure partie de ce que tu vois aujourd’hui date des XIVe et XVe siècles, avec une restauration de grande envergure au début du XXe. Il subsiste du XIIe, la configuration d’ensemble du lieu sur son éperon et un très beau porche roman. Vitré réunit tous les ingrédients du décorum populaire du château fort : des tours poivrières pointues à souhait ornées de mâchicoulis, de belles ouvertures à meneaux, qui paradoxalement voisinent avec des bouches à feu, un châtelet garni de deux tours et d’un pont-levis, enfin de hautes murailles toujours debout. Jusqu’au XVIe, le château est entretenu, modernisé, il tombe en désuétude au XVIIIe, la commune le rachète et entreprend des
travaux importants. Depuis les 46 m de la tour St laurent, en-dessous coule la Vilaine et fument les cheminées des crêperies. R.C.

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