Bruzac 2005 France (Dordogne)

Château de Bruzac
Château de Bruzac

Surplombant la Cole, une rare ruine romantique presque accessible dans cette contrée musée. Les ruines visibles datent du XIIe et du XVe, alors que le lieu est déjà mentionné dans la première moitié du XIe avec la famille Flamenc.
La fin de la journée s’annonce belle, un peu chaude, les tours dépassent la forêt, accrochées aux roches qui surplombent de 50 m le lit de la rivière. A gauche, vers Bruzac une route s’enfile en serpentant dans les bois, le turbo siffle et la température baisse un peu. Après 2 km, un chemin descend vers une ferme, l’entrée du château est en contrebas. Je laisse l’os près d’une bergerie, j’aperçois la porte fermée et un sympa panneau rouge, « forbiden », à côté une feuille me met en garde contre toute visite sauvage et me conseille, si je suis intéressé, de téléphoner. Disposition sympathique, mais je doute d’obtenir l’ouverture dans les heures qui suivent et je ne reviendrais pas immédiatemment dans la contrée. J’escalade facilement un muret, un coup d’œil me renseigne sur ma solitude, je suis dans une première cour en terrasse celle du château bas. Il y avait deux castrum sur l’éperon de Bruzac, l’inférieur et le supérieur, résultante d’un partage entre deux frères, apparement la cohabitation au fil des siècles s’est déroulé sans heurt, il n’y avait qu’une seule enceinte pour l’ensemble.
Un premier fossé taillé dans la roche tendre du Périgord isole le site de sa colline,  au Nord un autre fossé sec défendait le château supérieur. Toujours sur ma terrasse ensoleillée, à gauche, j’ai un bon vieux mur d’enceinte du XIIe sur lequel s’appuie une tour d’escalier du XV, ornée de beaux mâchicoulis factices et de belles fenêtres. A l’intérieur, il y avait un escalier d’apparat, détruit vers 1920. Il desservait un corps de logis sur quatre niveaux, les cheminées s’empilent et les plus élevées sont complètes. Au niveau du sous-sol un premier réseau de souterrains sillonne la falaise, des refuges pour les manants quand passent les routiers . Un second faisceau t’éloigne du tumulus en cas d’invasion, il y aurait aussi des celliers. Au niveau supérieur, la grosse façade du XVe conserve bien son allure avec ses deux tours, dont la principale supportait le pont-levis, le blason des Flamenc et des latrines dont la descente d’évacuation est prise dans l’épaisseur du mur. D’abord l’abandon au XVIIIe, puis un démantèlement avec pillage façon carrière jusqu’au XIXe, aujourd’hui des bénévoles nettoient les espaces de leurs végétaux.
En ressortant, à 30 m de la porte, je fais le tour d’une chapelle ruinée complètement envahie par la végétation, impossible de pénétrer. Le soir en rentrant à Brantôme nous avons croisé un cerf, une biche et trois ou quatre lapins. R.C

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