Rochemaure 1996 France (Ardèche)

Chateau de Rochemaure

Toujours sur la route des vacances, le site de Rochemaure propose une halte parfaite pour toute la famille. Petit village fleuri, crêperie, maisons mignonnettes, un ensemble enserré de murailles noires, comme celles du château au bout de l’éperon. Un vrai, tourmenté à souhait, sur lequel s’étire et serpente la courtine. Si vous venez du Massif Central vous ne serez pas dépaysé par la noirceur typique du basalte, élégamment relevée par la blancheur des chaînages d’angle de pierre calcaire. Du haut de ses 40 m (plus de 100 depuis le bas du village) le donjon domine allègrement, sa masse carrée est surmontée d’une tour pentagonale, il serait à l’origine de la construction, au début du XIIe. La courtine est datée du XIIIe, contemporaine du logis et de la chapelle. En réalité il y a deux enceintes, celle du château puis une autre qui descend jusque dans le vallon. Restaurée, elle a belle allure avec ses merlons tous neufs.
En remontant, sur la paroi du dyke, tu ne pourras pas manquer la tour du Guast, plus ancienne, elle serait datée du Xe ?
Depuis un certain Adhémar de Monteil, seigneur de Montélimar, six familles se succèdent jusqu’aux Rohan qui l’abandonnent définitivement en 1730, Hercule aurait vendu sa toiture pour couvrir une grange… mais depuis un bon siècle la ruine est entamée.
Résidence familiale jusqu’en 1440, il devient le siège de la puissance administrative régionale jusqu’au début du XVIIe. Dans ce laps, il subit les assauts des huguenots, au XVIe la vallée du Rhône est un vaste champ de bataille dont ces forts sont les témoins et les victimes. Je ne me rappelle que très vaguement de ma visite, un jour de grand vent, apparemment il souffle souvent de ce côté, la ruine est austère et dépouillée, la grosse pierre noire de basalte mal dégauchie n’y est pas indifférente. En fond d’écran, le paysage de moyenne montagne est très beau et vu de l’extérieur le site est encore plus saisissant. Pas de surprise, l’intérieur risque de vous décevoir, il demeure au fond du donjon une salle enterrée (citerne, cellier, oubliette à touristes). Depuis 2001 une campagne de restauration est menée.
J’encourage les stakhanovistes de la ruine à la visite d’un pont suspendu plein XIXe, à l’abandon, ils trouveront là le charme et l’aventure qui s’évaporent du dyke. R.C.

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