Palafolls 2007 Espagne (Catalogne)

château de Palafolls

Château de Palafolls Catalogne

En dessous, le côté populo Jekill avec du béton, des campings surpeuplés, des night-clubs surdimensionnés, la chaleur, le musée Dali à Figueiras, le porto frelaté de la Junqueras, les villages poussiéreux et commerciaux pour le tourisme de masse. Des vacances de « rêve » dont on ne se vante plus. Derrière, débute le Hide, un soupçon plus culturel qui pousse le touriste à s’aventurer sur les contreforts montagneux où depuis les routes en corniche la mer paraît encore plus bleue. Une virée à Gerone, la ville médiévale pas trop tapageuse à l’abri des grandes voies d’accès. Banalement, l’arrière pays a longtemps été oublié au profit des plages, montez d’abord à Ullastret, Hostalric, deux villages fortifiés parmi d’autres, dans la montagne vous trouverez abbayes, ermitages et châteaux, L’origine étymologique du mot Catalogne proviendrait de castel, château en languedocien. Pour se défendre des invasions muslims la région s’est constituée une barrière d’ouvrages fortifiés. Le site de Palafolls n’est pas perdu dans la montagne, mais planté sur la première colline juste au-dessus de la plaine côtière de Blanès. Une vraie station touristique avec du béton et des campings. La période d’occupation correspond à celle de la plupart des autres sites du Maresme entre les XIIe et XIVe, sans adaptation à l’utilisation des armes à feu. La ruine, de belle taille, occupe toute une longue protubérance rocheuse. Plus exposé, le front Nord-Est, est défendu par un haut mur bouclier derrière lequel s’abritait toute la partie habitée. J’ai pu discerner au moins deux niveaux d’enceinte avec un premier ouvrage avancé, châtelet d’entrée ou barbacane qui barrait l’accès à la porte. Un bel assommoir bien restauré semble le seul élément défensif de l’accès principal. A l’intérieur, l’enchevêtrement de murs et d’arches qui s’étagent sur l’escarpement rendent délicat leur attribution. Les logis devaient être accolés aux courtines, dégageant ainsi un espace de circulation. A mi-pente deux bâtiments sont encore couverts, peut-être une citerne et une chapelle qui vient de bénéficier d’une restauration intégrale. Aucun élément décoratif ou remarquable, toujours l’austérité hispanique, dépouillement augmenté par des rafales. Les points de vue sur la ruine sont nombreux ; depuis le sommet de la partie habitée, sur le flanc Nord une poterne ouvre sur une petite terrasse. Tu peux gravir les restes d’une grosse tour ronde pour une vue panoramique couvrant toute la forteresse avec la mer en fond. Au sud ouest, la longue basse cour s’étend jusqu’à l’extrémité de la falaise, des courtines flanquées de tours carrées la bordaient. L’une d’elles, largement modifiée est agrémentée de superstructures métalliques signifiant son volume primaire. Aujourd’hui la muraille Est est arasée, de lourds et libres travaux dans l’interprétation de l’existant ont été entrepris. Ces restaurations auraient profité de quelques largesses de bétonneurs voisins, elles ne semblent pas terminées.Si le château est visible de toutes parts, son accès n’est pas fléché,  Par le côté Est depuis Blanès, sur la nationale pénétrante, en vue de l’éminence du site  empruntez une petite route qui monte vers le village de Palafolls, le chemin se poursuit jusqu’aux pieds des murailles. R.C.

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