Montsoriu Arbucies 2007 Espagne (Catalogne)

Il est souvent difficile d’admettre qu’un endroit ait pu représenter un centre économique et culturel. C’était au XIIIe et au XIVe siècle, depuis la forêt a gagné chaque versant des collines voisines. Maintenant tu te sens bien seul, à 650m  Montsoriu domine un paysage forestier duquel émerge à plusieurs dizaines de kilomètres la citadelle d’Hostalric. Ne cherchez pas la mer, le château contrôlait les routes d’accès au littoral et a toute cette région montagneuse. Le site est occupé depuis le IXe, des traces de bâti des X et XIe sont encore visibles dans la partie Ouest : la chapelle primitive, une tour et un corps d’habitation. C’est au XIIe que les principaux bâtiments sont élevés, le grand corps de logis flanqué de tours circulaires s’étire sur 75 m. Une nouvelle phase de construction au XIVe transforme l’austère forteresse en « palais », salle de réception, nouvelle chapelle. La ruine est conséquente, mais il est à craindre que l’on se contente d’en faire le tour durant de longues années, des travaux importants sont en cours. Ca flaire la grande restauration d’autant que le site est accessible aux voitures, nous pouvons nous inquiéter du résultat final. Toute la sommité de  l’arête est occupée, il y avait trois enceintes, la première que nous contemplons depuis un large boulevard repose sur un glacis, la seconde enserrait une cour d’armes, enfin dernier réduit, l’agglomérat fortifié des logis. La promenade des remparts est suffisamment riche pour compenser la frustration de ne pouvoir pénétrer dans le château. L’état de rune s’amorce au XVe, le château est demeuré longtemps dans la famille Cabrera, dont l’embellie coïncide avec celle du royaume d’Aragon. Deux siècles d’or, XIIe au XIVe pendant lesquels toute la région profite de la puissance maritime des comtes de Barcelone. L’accès automobile est privé, depuis la route un sentier monte dans un maquis de chênes verts, la grue sert de fanal, en une demie heure vous serez sur le boulevard face au glacis et vous tenterez de faire abstraction des infrastructures de chantier qui, malgré leur ampleur sont relativement discrètes. L’intérieur reste impénétrable, le site pourrait être habitable. R.C

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