Rocca Campiglia Marittima 2009 Italie (Toscane)


Un complexe de ruines couronne la colline de Campiglia, une motte castrale répertoriée depuis 1004. Donnée par un dénommé Chiusdino au monastère de Sainte Marie Serena, le rocher échoit à la famille Gherardesca  qui opèrent la grande mutation de Campiglia. Pendant deux siècles, jusqu’au XIVe, le bois se transforme en pierre. Un enrichissement et un développement qui pourraient s’appuyer sur celui du site voisin de Rocca san Sivestro avec son exploitation d’un filon Metallifere. Proportionnellement à l’accroissement de l’emprise du bourg celle du château croit également. La première tour  est montée au XIIe, maintenue en état, rénovée high tec  toscan, elle abrite actuellement le musée, qui ne recèle pas de trésor. Au début du XIIIe, construction d’un nouveau bâtiment surmonté d’une haute tour percée de baies romanes. A l’époque, ce type de totem est très en vogue dans cette partie de l’Italie, San Giminiano, Lucques en conservent de beaux témoins. A ses pieds, on creuse également une vaste citerne dont une partie reste visible.  L’élévation des remparts de la cité, ainsi que l’enceinte seigneuriale sont contemporains de cette seconde campagne. Dans la cité, autour du palais communal, tu peux imaginer les belles et hautes maisons toujours debout garnies de hourds en bois surplombant la rue. Dernières périodes, les Gherardesca lâchent le comté à la fin du XIIe, au profit du monastère de Saint Justinien. La région passe sous la tutelle de Pise, le château maintenu en état est occupé par une forte garnison, Campiglia conserve un intérêt stratégique, L’hégémonie de Florence s’étend sur toute la Toscane, marquant la fin des villes états  La stabilisation de la région appelle l’installation d’un casernement qui dure tout le XVIe, lorsque la zone devient calme le retrait des soldats amorce le déclin. En 1664, la basse cour et les terrains attenants à la forteresse sont dévolus à une exploitation agricole, l’on imagine également le détournement des pierres. Le coup de grâce de 1930, la cité souhaite se doter d’un système communal d’adduction d’eau, le site du château fait parfaitement l’affaire, la grande tour et le logis du XIIIe sautent. La promenade dans les ruines est largement balisée et historiée, le site, parfaitement trop entretenu, se prête plus à la promenade dominicale et digestive. La partie muséale payante propose l’accès aux étages du donjon, ainsi qu’une exposition didactique sur l’essor de la colline dans l’ancienne station de pompage  Une tendance devenue une généralité pour les sites toscans, entretien, maintien saupoudrés de design. Depuis la Via Aurélia, utiliser la sortie du même nom à environ 100 km de Pise vers le sud, alt 280 m. R.C.

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