Azgit 2008 Turquie (Cilicie)

A 1200 m sur un plateau herbeux j’imagine le vent circuler en rafales froides. Depuis Andirin, le château semble posé sur un tas de blocs rocheux. Une belle enceinte presque au complet, une performance pour un site en bord de route, Depuis le nord, en redescendant de Geben, changement de décor, le fort est au bord d’une falaise. Sur son éperon il domine toute une plaine agraire, n’y cherchez pas l’accès, il se trouve sur le plateau par un chemin tout juste après  la montée. Ensuite il faut suivre le chemin et couper en direction des ruines. Comme à l’accoutumé l’arrivée à la porte est rendu difficile par une succession de passages entre des rochers. D’ailleurs, la plupart des châteaux arméniens sont à peine accessible aux canassons, quant aux charrettes… L’approvisionnement ne devait pas être aisé, la destination militaire prime sur la résidence qui devait se faire dans des masures de bois et torchis avec un soubassement en grosses pierres. Avec un peu d’imagination, il suffit d’ôter aux constructions voisines actuelles leur parabole et connexion au réseau d’électricité. Azgit est un point d’appui qui défendait la passe vers Goksun et contrôlait en même temps toute une vallée. Le site à fait l’objet de plusieurs études au cours des 50 dernières années, Thompson, Dunbar & Boal, puis Edwards. L’attribution aux Arméniens n’est plus mise en cause, la construction s’est déroulée vraisemblablement en une seule campagne au XIIe. La porte est typique des constructions arméniennes ; un arc en ogive soigné doublé d’un assommoir. Probablement pas de souricière pour cette fois, la forte déclivité procurait un avantage indéniable pour les défenseurs postés en surplomb, une petite tour de défense à l’extérieur protégeait aussi l’entrée. La  courtine Sud se trouve dans un état remarquable. L’angle Sud-est conserve l’endroit le plus intéressant du château, un saillant élevé sur au moins deux niveaux. Le premier, semi enterré, garde deux salles basses voûtées. Peut-être des citernes… avec des portes ? Le sol ne paraît pas très excavé, tout au moins pour l’une, car l’autre n’est franchement pas accessible, à noter traversant le mur, des conduits habillés de terre cuite. A l’extérieur sur le couronnement du second niveau, il subsiste des corbeaux, la salle était éclairée par quatre embrasures de tir. A l’extrémité Ouest, surmontant une petite poterne, un beau linteau s’orne d’une croix pattée dans un cercle, à l’intérieur sont conservé en parfait état les systèmes de fermeture ainsi que le couronnement par un arc en plein cintre. Le plan torturé occupe toutes les limites du terrain, la basse-cour suit les aspérités et ne semble pas très logeable, pas de restes de constructions, seulement la grande enceinte. Position : lat. 37° 36 553 N, long. 36° 22 891 E  R.C

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