Babaoglan 2008 Turquie (Cilicie)

Toutes les collines de la plaine de la Ceyhan ont été investies très tôt, celle de Babaoglan n’y a pas échappé. Quelques « historiens voyageurs » lui auraient attribué une occupation quasi mythique. Les présences Hittite à Karatepe et Romaine à Hiérapolis authentifieraient la thèse, plusieurs vestiges romains se trouvent à proximité du château. Le plus beau est sans doute ce bas-relief taillé dans un grand pain de grès, au nord, faisant face à la butte des ruines. Le spot est idéal pour capturer les plus belles prises de vue des murailles. La stèle représente un soldat avec son cheval cabré, au dressage peut-être. Les Byzantins ont occupé et fortifié le site, puis les Arméniens, et enfin les Mamelouks, chacun y allant de sa touche personnelle, ce faisant les premiers occupants peuvent se targuer d’avoir fait le plus gros du travail. Dans le système défensif de la plaine, Babaoglan était un ouvrage d’appui, impressionnant par l’exiguïté de son implantation et les surplombs de ses faces Nord et Ouest. Petit rocher. Si les murailles sont flatteuses, surtout depuis le nord, une fois passé la porte disparue, et pénétré dans la petite tour à droite, il ne subsiste vraiment pas beaucoup de repères. Seulement des soubassements qui permettent d’imaginer. Lors de ses relevés, Edwards est parvenu à dégager dans la partie Est, à l’intérieur de deux minuscules pièces rondes, quelques Mosaïques byzantines, des restes de peintures murales et des morceaux de pavage en marbre. Il s’agit d’imports, il n’y a pas de filon à Baba. Considérant les quelques restes des bâtiments et la délicatesse de leurs aménagements, le château a certainement été employé comme lieu de résidence. Sur le front Ouest, autour des vestiges d’une citerne, il en existerait deux autres complètement enterrées, tellement inaccessibles que je ne les ai pas aperçues. Pas vu non plus, l’emplacement d’une chapelle, au nord, sur une terrasse en contrebas, il ne resterait plus que l’abside qui possédait encore de belles niches, nous ignorions son existence et notre guide ne nous y a pas amené. Le haut du rocher est partagé, accolée en avant du réduit sommital, une construction pouvait faire office de premier poste défensif, notamment avec son mur bouclier. L’intervisibilité de Babaoglan avec Bodrum, l’implantation sur un rocher au milieu d’une plaine, facilitent grandement la visite. Ainsi, sur la route de Osmaniye à Kadirli, prendre vers le nord en direction de Karatepe. A l’approche du site, obliquer à gauche et monter jusqu’au village qu’il faut traverser en montant vers la droite, une cour de ferme semble traverser la route, continue en évitant les poules et les canards, à 1 ou 2 km stationne dans une carrière. Ensuite marcher 1/4h, le  sentier dans le maquis est à peine tracé, sur la crête, lors d’une bifurcation peu visible, à droite le chemin mène à la stèle romaine, à gauche vers le château. Alt. 488. Position lat. 37°14 589 N long 36°11 206 E. R.C

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