Hoehnstein 2007 France (Alsace)

Hoehnstein-R-Crozat-Ruines

hoehnstein-1-R-Crozat-ruines

La masse sombre de l’éperon isolé se distingue au travers du sous-bois, l’abandon est ancien, début du XIVe. En 1337, Rodolphe de Hoehnstein retient prisonnier l’évêque de Strasbourg pendant plusieurs mois dans son château. Une sombre histoire opposait l’évêque à son clergé que soutenait Rodolphe. L’année suivante Berthold de Bucheneck revient pour se venger. L’affaire se termine assez mal pour les Hoehnstein, à l’issue d’un long siège leur fort sera entièrement rasé. Aujourd’hui, lorsque tu parviens au col de jonction qui lie le rocher à la montagne, il est difficile d’imaginer que ce site ait pu demeurer l’objet de tant de convoitises pendant plus d’un siècle. La situation topographique est idéale, un énorme bloc rocheux se détache de la montagne, à peine relié par une mince langue de terre facile à défendre. Les derniers murs restants sont ceux des superstructures qui étayaient les terrasses. L’éperon est très allongé avec un couronnement tourmenté, les constructions devaient s’étager sur le front est, à l’ouest la falaise noire fait face au flanc de la montagne. A la fin de son occupation, le site était partagé en deux lots qui se défiaient. Le premier, en arrivant, se contentait d’une grosse tour carrée renforcée par un mur chemise au nord. Dans son prolongement, à moins de 20 mètres la première muraille du château principal faisait front, ensuite le donjon défendait une  enfilade de bâtiments d’habitation avec une basse-cour suspendue. Jusqu’au bout de l’éperon l’ensemble s’étale sur 90 mètres. La construction est datée du début du XIIIe, la tour ainsi que le mur chemise du réduit méridional seraient postérieurs d’un bon siècle. Deux branches de la famille se partageait l’éperon. Les Hoehenstein semblent avoir toujours possédé le bien, mais des fortunes diverses les contraignent à rendre hommage tour à tour, aux comtes d’Alsace (Dabo-Eguisheim), à l’évêque de Strasbourg, avec un retour vers l’empereur. Au terme de diverses alliances, conséquence du financement des participations aux reconquêtes, en 1320, le château compte quatre possesseurs. A peine un siècle d’existence, il aura subi son premier siège en 1251, et sera détruit en 1338. Il subsisterait des boulets de pierre à l’auberge – maison forestière – en bas dans la vallée, je ne les ai pas vus. R.C.

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