Etobon 2011 France (Hte Saône)

Etobon-ruine-R-Crozat

Etobon-1-ruine-R-Crozat

Proche de l’Alsace mais loin de son histoire, Etobon appartient à la Franche Comté. En dessous du ballon d’Alsace, le plateau du château se trouve à plus de 500 m et domine de 150 m un petit village typique du pays de Montbéliard. Inutile de vous rendre spécifiquement sur ce site, l’endroit est agréable, une promenade aménagée pour tout public tente de restituer un passé trop lointain. Heureusement la signalétique évoque les endroits stratégiques, les deux portes, la principale est à l’est dans l’enceinte du château bas. Le logis du châtelain, composé d’un donjon et d’un palais, occupait la pointe ouest du plateau, légèrement surélevé il dominait les habitations du « châtel bas », un petit bourg estimé à 50 âmes. De ce côté les défenses naturelles sont plus abruptes et plus élevées, un fossé artificiel l’isolait de l’autre enceinte. Il ne reste rien, hormis trois pans de mur de soutènement et le fossé qui séparait le fort du bourg castral. La ruine date de 1519, aucune reconstruction n’a été entreprise, au contraire pendant deux siècles les pierres sont prélevées pour l’établissement du nouveau village en contrebas. Etobon, bourg martyr au regard d’une histoire régionale mouvementée : fatale première exaction, la position et l’ampleur de la forteresse sont au cœur du fait, destruction et incendie par Guillaume de Furstemberg en guerre contre les Wurstemberg comtes de Montbéliard. Pendant les guerres de religion, les Guise massacrent toute la population, la peste parachève le travail. A la fin du XVIIe siècle le village est repeuplé, mais en 1755 la surpopulation contraint plusieurs familles à l’exil vers le Canada. 1933, un avion de la ligne Paris Bâle s’écrase dans le brouillard sur le plateau. Enfin, en septembre 1944 un bataillon de Cosaques nazis fusille 39 habitants et en embarque 27 dont 9 sont exécutés. Qui peut imaginer l’émouvant passé de ce village à l’écart de tout ? Pour s’y rendre, à partir de Ronchamp depuis la nationale qui mène à Belfort, il faut emprunter une route forestière sinueuse sur 8 km. Au XIVe, lors de la splendeur de la forteresse, Il devait en être autrement. Etobon appartient successivement aux comtes de Bourgogne, aux Montbéliard alias les Wurtemberg. Après la destruction, Ulrich 1er retrouve son bien mais le laisse dépérir. Fin de l’histoire qui a débuté au XIIIe, en 1256 l’existence d’un château est déjà mentionnée. L’implantation du site est vaste : 220 m pour 60, l’accès est fléché depuis le village, ensuite il faut marcher 20 mn. Avant ou après l’ascension du promontoire passez visiter le puits, en contrebas de la falaise, au creux d’un vallon coule une source, l’endroit est toujours empierré. R.C.

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