P’arzman Tchingifé Yavuzeli 2012 Turquie (Euphratèse)

Yavuzelli-ruine-R.Crozat

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Pour l’histoire, vous pourrez vous référer à mes écrits sur Besni et K’esoun. P’arzman appartient à la même ligne de fortifications des rives ouest de l’Euphrate. Yavuzeli, l’appellation contemporaine, se situe à 35 km au nord de Gaziantep, la position géographique justifiait l’édification d’une citadelle. Sur un tell elliptique, elle surplombait du haut de ses 15 m une plaine fertile dans laquelle coule le Merzmen tchay, un affluent de l’Euphrate.  Il s’agit également de la dernière halte sur ce premier plateau avant la passe Karadag à 955 m, depuis Gaziantep la voie est toujours la 850 qui mène à Adiyaman en passant par Araban et Besni. Vers 1070, la cité est annexée à l’Euphrathèse de Philarète puis conquise ensuite par Gogh Vasil, les Syriens Jacobites restent en place. Les Francs l’occupent vers 1114, Vasil le Vieux tentera bien de la leur reprendre vers 1146 mais il s’y casse les dents, entrainant dans sa débâcle le decès d’un grand nombre de soldats arméniens. Au cours du XIIIe siècle P’arzman redevient Arménienne, les Mongols l’ont occupée eux aussi. Un généreux brassage où le pouvoir passe de mains en mains quand la population locale demeure, accumulant comme des strates la plupart des confessions religieuses. Le bourg de Yavuzeli ne déclenche aucune passion et l’ascension du tertre n’apporte rien de plus, hormis l’aperçu de la plaine irriguée et la route vers le nord. Peu de vestiges, quelques murs et infrastructures de soutènement attestent d’une occupation assez ancienne, les ruines des habitations accrochées au flanc sud datent d’une période relativement récente. La récupération avec le réemploi des matériaux s’est faite naturellement. Le basalte qui constitue les soutènements visibles de la construction antique ou moyenâgeuse se réincarne dans la composition des habitations dont certaines conservent leur toiture terrasse en paille et en boue séchée. La butte pelée donne l’apparence d’un terrain vague, l’éminence est couronnée d’antennes, le point le plus haut conserve toujours sa prééminence. R.C

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