Ak 2013 Turquie (Cilicie)

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Au plus haut point, la petite chapelle se trouve exposée à tous les vents, les plus forts du nord impriment au gazon frais dans l’abside un mouvement rotatif. Sur la frise du couronnement les dernières pierres sculptées sont lavées par le souffle incessant, douce modénature en lutte contre la rationnelle efficacité militaire. Ak est un petit fort pour une petite garnison, sa grande enceinte occupe tout le sommet d’une protubérance rocheuse implantée au centre d’une large vallée. Visible de toute part, il ferme l’accès à la vallée supérieure d’Andirin à deux kilomètres vers le nord. Ensuite, le voyageur parvenu sur les hauts plateaux tombait sur Azgit. Une réplique, même mode de construction, implantation similaire et destination militaire exclusivement. Plus au nord, Geben arrêtaient vraiment les pèlerins, là résidaient ceux qui administraient toute cette longue vallée depuis Kadirli vers Goksun, combien de caravanes, de soldats et d’aventuriers sont passés… L’histoire inconnue d’Ak se fond dans celle de Gaban. En se référant à Azgit dont le site a été fouillé, la construction est attribuée aux seuls Arméniens au XIIe siècle. Leur arrivée dans la région en 1145, est consécutive à la proche fin du comté d’Edesse. Les Chrétiens ont conquis l’Euphratèse, mais les Mamelouks remontent avec des incursions dans la vallée dès le début du XIIIe, ils gagnent la partie en 1346. Toute la muraille est debout, les deux portes restent aujourd’hui les seuls accès à l’intérieur du fort. La coquille est bien vide avec sa vaste basse cour fractionnée par une barrière naturelle de rochers. L’accès recommandé se situe au sud par une poterne à l’abri d’une petite tour, l’ensemble est en bon état, les points d’ancrage au sol pour les gonds témoignent de la qualité et d’une praticité qui se perpétuent au XIXe dans de vieilles maisons de Kozan. L’entrée principale, plus importante, était flanquée d’une grosse tour circulaire dont les fondements serviraient de citerne, nous sommes au point le plus bas du château. Edwards mentionnent trois corbeaux destinés à supporter un hourd, juste au-dessus du passage, depuis 1979 ils auraient disparu, la poterne possédait un semblable dispositif. Les pierres, toutes de belles tailles et très dures, sont taillées grossièrement mais régulièrement, puis assemblées difficilement par du mortier. Les points de vue ne manquent pas, il est possible de faire le tour du rocher sauf sur la face Nord qui présente un méchant abrupt. Parvenir jusqu’aux murs relève d’un cheminement athlétique, depuis le sud, emprunte le lit d’un torrent à sec ou un maquis d’épineux en utilisant les passages des chèvres. Tu peux te rendre à l’extrémité Nord-Est, mais il te faudra revenir sur tes pas, les abrupts sont infranchissables et la muraille reste efficace. Alt 893 m 36 21 989 N et 37 32 898 E   R.C.

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