Rifatiye 2013 Turquie (Cilicie)

Rifatiye-ruine-R.-Crozat

Rifatiye-kale-ruine-R.-Crozat

Andirin plein nord, la vallée de Rifatiye longe celle qui relie directement Çokak, une voie supplémentaire pour se rendre à Geben et traverser le Taurus. La position défendait plus certainement un chemin en provenance de Kadirli. Aujourd’hui, la route la plus rapide est celle d’Andirin qui utilise le plateau d’une haute vallée. Bifurquez vers l’est sur une piste pour vous rendre dans le val de Rifatiye, franchissez un petit vallon. La localisation est fléchée depuis la route principale ensuite c’est terminé car il s’agit d’une conurbation. Deux fortifications gardaient la vallée, vous en trouverez une près de Seratepe, baptisée Rifatiye I par Edwards cette ruine est la plus attrayante, à Cembaz il faut se diriger vers Güney. Rifatiye II, établi à quelques kilomètres de distance près de Karapinar, a trois inconvénients, installée sur une colline au milieu de la vallée offrant simplement la vue sur des prairies, très abîmée il ne subsiste plus que les soubassements d’un plan ovoïde gardé par deux tours, enfin son accès est protégé par une clôture. On en perçoit facilement les vestiges, mais en faire le tour est difficile, d’autant qu’ils n’en valent pas la peine. L’implantation est petite : 30 mètres sur 15. Elle daterait des Byzantins sans parti pris des Arméniens, ces derniers se consacrant à l’autre position plus emblématique, voire plus signifiante militairement. Pour 100 m de plus, à 1200 m changement de paysage dans un univers plus minéral avec grand panorama sur 3 chaînes de sommets. Sur la pointe d’un éperon fait de gros blocs, le fort domine au nord un petit plateau habité et cultivé, vers le sud il plonge dans une étroite vallée. Sans aucun doute, la variété et l’ouverture d’un déroulement montagneux, piqué de forêts sur des côtes ocre d’or, captive d’avantage que la ruine qui se résume à une simple paroi. Légèrement infléchie, elle suit le relief du flanc Nord en défendant le seul accès possible à l’éminence. Trois tours, la plus importante, à l’est, contient une cavité qui s’apparente à une citerne, au dessus s’élevait sur un second niveau. De moindre attrait, les deux autres sont pleines. L’accès se situait sur la portion Nord, actuellement il s’agit d’une béance dans la muraille, sans pierres de parement ou linteau. L’appareil bien régulier, constitué de petits blocs nés du socle rocheux, s’y enracine comme son excroissance naturelle. Les murs parlent encore de leur base byzantine puis de l’empreinte de la construction arménienne.  Une histoire totalement inconnue pour ces deux postes de contrôle en vogue aux tumultueuses heures des XIIe et XIIIe siècles, dont l’abandon semble très ancien. Pour votre cheminement demandez aux habitants, ils seront ravis de vous aider et peut être de vous accompagner, surtout pour le site de Seratepe.  R. C

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