Hohnack 2007 France (Alsace)

Honack-ruine-R.-Crozat

honack-Chateaux-R.-Crozat

Une belle enceinte polygonale, en bon état, restaurée il y a plusieurs dizaines d’années. L’accès est fermé par de solides grilles, toutefois l’escalade des murs est assez aisée. Le Hohnack est une forteresse qui a bien évolué depuis sa fondation au XIIe siècle jusqu’à son démantèlement au XVIIe. Premier constat, l’appareil de construction en pierres à bossage a été maintenu au fil des remaniements, l’unité procure une belle allure. La construction se situe sur un sommet arasé, à 940 m d’altitude, l’un des plus hauts châteaux d’Alsace. En faire le tour est très facile, les larges esplanades qui encerclent les courtines sont parfaitement entretenues. La muraille culmine encore à plus 10 m. A l’origine, la défense se faisait par le couronnement, plus tard des tours équipées de bouches à feu sont venues compléter le tableau. Intégration remarquable, à tel point qu’une partie de l’enceinte aurait été démontée puis remontée lors de l’édification de la grosse tour Est. Dressée au XVIe, elle est dédiée à l’artillerie, des petites bouches à feu égaient ça et là l’imposante masse, des lices protégées par des braies d’artilleries offraient un premier rempart. Plus de traces, pourtant elles sont mentionnées sur le plan inventaire qui précède la destruction. Peu fréquent pour un fort de montagne, un bel ensemble défensif s’étend autour de la porte. Dans l’ordre de progression : un plan incliné défendu par une barbacane, puis une tour en avancée de la poterne, enfin un pont-levis enjambait une fosse, l’axe du pont étant perpendiculaire à celui du plan. Dans la configuration primitive du XIIe seule la poterne existait. A l’intérieur, tu t’aperçois que la muraille talutait un promontoire sur lequel trône un moignon de donjon plutôt du XIIe, de part et d’autre se trouvent deux citernes. Sur la vaste étendue herbeuse des murets définissent les traces du logis accolé à la courtine Nord, une chapelle est contenue dans la tour d’artillerie. L’histoire du Hohnack débute avec les Ferrette, héritiers du val d’Orbey au XIIe, la place est gérée par un ministériel. A la fin du XIIIe, les Ribeaupierre prennent possession des lieux tout en continuant de rendre hommage aux Ferrette. Pendant quelques années, au milieu du XIVe, le seigneurie appartient aux Habsbourg, puis elle revient à l’église de Bâle. Les Ribeaupierre conservent une main sur le château, pendant le XVIIe il change de seigneur régulièrement, le démantèlement survient à la suite du traité de Wesphalie (1748). Trop fortifiée, la place peut devenir un nid de résistance que le royaume de France ne peut accepter. Durant 15 jours 200 bonshommes s’appliquent à démolir les murs et les tours, vendu comme Bien National, il devient une carrière jusqu’à la fin du XIXe. Il bénéficie d’une restauration à l’allemande, un peu trop soignée à mon goût. Le château était ouvert lors de ma première visite en 1988, il ne m’avait pas enthousiasmé, 20 années plus tard je ne lui trouve pas plus de charme. R.C.

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