Bilstein Aubure 2008 France (Alsace)

ruine-billstein-aubure
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Au dessus de « Ribeau », vers l’est tu remontes la vallée, pose ton os à l’auberge forestière du schlossberg. Sur le parking, une SM de 1971 blanche complète mais fatiguée attend son restaurateur. La crête qui supporte le château, à 750 m, se trouve pile au-dessus. Passe le torrent, un chemin monte dans les prés, ensuite tu chemines en sous-bois, pas toujours évident, j’ai terminé l’ascension en tirant une droite vers le sommet. Parvenu au point de réjouissance, la vue panoramique totale l’emporte sur les vestiges du site. Il semble il y avoir un autre accès plus aisé car le lieu se fréquente le dimanche. Classique, le fort s’accroche à un rocher gréseux isolé de sa barre par un fossé artificiel ! Vers le donjon, l’accès au sommet s’effectue entre les vestiges des murs de la basse cour et des dépendances. Vient ensuite le château haut qui regroupe le donjon et le logis, difficile à imaginer aujourd’hui. Sur la sommité, dressée en pierres à bossage de grès rose, la tour du début XIIIe est protégée par un chemisage. Restauré et bétonné, ce petit ouvrage procure l’avantage d’une visite libre avec ascension jusqu’au couronnement. La position est stratégique avec une vue imprenable sur un horizon de ballons relevé de plusieurs découpes de châteaux dans la brume. Vous noterez un masque en relief taillé dans une pierre à bossage sur la face Ouest, une symbolique plutôt rare en Alsace, au mieux il évoquerait une figure de gargouille. Deux autres particularités digne d’intérêt, tant les vestiges en manquent : la porte ogivale du donjon et l’arc de décharge sous une courtine du haut château. Le premier fait où l’on parle du Bilstein, lorsque Mathieu de Lorraine, frère du Duc, s’y cache, il vient d’assassiner l’évêque de Toul. A cette époque, les Horbourg, vassaux du Duc, possèdent le fief, l’histoire s’est déroulée en 1217. Un siècle plus tard, la seigneurie est vendue aux Würtemberg qui le conservent jusqu’au XVIIe avec l’intermède Ferry de Lorraine en 1424. La construction, débutée au XIIe, profite de travaux d’agrandissement aux XIVe et XVe, jusqu’à son ultime heure le château est entretenu. Après le siège infructueux de 1547 par les troupes catholiques de l’empereur, les Würtemberg ayant adopté le parti de la réforme, il faut attendre la guerre de Trente ans pour vivre un nouveau fait d’armes. Définitif, car les troupes impériales prennent le fort et le mettent à sac, il brûle, et servira de carrière pendant un long moment. RC

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