Châlus 2009 France (Haute Vienne)

Ruines-Chalus-R.-Crozat
Ruines-Chalus-1-R.-Crozat

Haut lieu de l’histoire médiévale, immortalisé par la mort de Richard Cœur de lion en 1199. Pauvre Richard, sottement blessé par un carreau d’arbalète le 26 mars, qui calancha le 6 avril suivant de la gangrène. Il est mort entouré des siens, enfin de sa mère, Aliénor d’Aquitaine. Philippe Auguste pensait ainsi faire une bonne affaire en se débarrassant de son frère ennemi et de la présence anglaise dans le Sud ouest, l’histoire ne faisait que commencer. En pénétrant dans Châlus le visiteur compulsif rêve de s’envoyer deux sites, dont ce grand donjon circulaire sur sa colline. Il se contentera de l’ouvrage situé en ville basse, sur l’éminence le site est clos, tenter d’en faire tour n’apportera rien. C’est pourtant là que s’est déroulé le drame, un ostentatoire panneau te le rappelle. Hormis la tour qui a perdu la moitié de sa hauteur, il ne subsiste que peu d’éléments du XIIe, vestiges parsemés de la chapelle, parmi un logis du XIIIe et une grosse bâtisse du XVIIe. Forteresse dominante, Châlus Chabrol passe successivement entre les mains des vicomtes de Limoges au XIIe, puis des Maulmont, les La Trémoille, les d’Albrets, enfin les Bourbons du XVIe au XXe. Renseignement pris, elle appartiendrait actuellement à un ressortissant Anglais, piètre vengeance… Rabattez-vous sur le petit fort de la ville basse. Les deux sites appartenaient au même ensemble fortifié, chacun implantés sur un mamelon, séparés par la Tardoire. Au XIIIe, les Maulmont, devenus seigneurs de Châlus, protègent la ville d’une enceinte flanquée de tours et fortifiée par ce petit château. L’emprise est réduite, il s’agit d’un quadrilatère défendu par deux tours implantées en diagonale. Le démantèlement survient après la Révolution entre 94 et 99, la tour Nord-ouest est détruite, délaissée, la toiture du logis tombe en 1928, en 1994 la tour Sud-est s’effondre sur des maisons voisines, elle mesurait 27m. La visite du site, parfaitement consolidé, n’apporte pas de sensations particulières, la sauvegarde a nivelé toute les particularismes de la ruine, pratique un escalier en métal permet l’accès au plan supérieur. A admirer, la belle fenêtre géminée sur la façade du logis, à visiter, le petit musée juste dans la rue en dessous. R.C.

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