Airvault 2013 France (Deux Sèvres)

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Si vous passez, le Thouet y coule sans choix, seulement si vous passez, église, halle, ruelles et château tout en haut.
Tout n’est pas si haut, une vieille enceinte flanquée de quelques tours, dont une à la toiture altière, définissent le profil d’un bourg. Agréable, parfait, prêt à accueillir tous les touristes qui s’abiment dans le nord des Deux Sèvres, à la bordure du Thouarsais et de la Gâtine. Le visiteur, non locataire de chambres d’hôtes, se contente du tour de la fortification, coincé dans une ruelle, collé au vieux mur d’enceinte. L’histoire s’avère plus intéressante que le point de vue. La construction ancienne, avancée au XIe, s’appuierait sur une place gallo-romaine, la voie qui mène de Poitiers vers Angers y passe. La structure n’intègre pas de système défensif raffiné, il faut imaginer un mur suffisamment haut et puissant qui intègre trois tours dont une plus épaisse en guise de donjon. Particularisme des deux tours d’angle bâties sur l’enceinte, leur façade intérieure monte sur un grand arc de décharge en appui sur la muraille. Le dispositif ne se perçoit pas de l’extérieur, maintenant les deux tours sont ruinées sur leur couronnement. Seule la tour porche, côté ville arbore une élégante toiture en lanterneau, certains y distinguent des vestiges défensifs : pont-levis et de herse, aujourd’hui un molosse braillard fait l’affaire ! Les bâtiments intérieurs ont été posés dans la cour entre le XIVe et le XVe, se substituant à d’autres. Tout paraît rénové, la grande basse-cour se remplit de pelouses et d’allées de graviers. La galerie des portraits débute en 1207 avec Philippe Auguste qui assaille et conquiert lors de sa quête pour récupérer l’Aquitaine et l’Anjou. Pendant les guerres de religion, à Moncontour (commune voisine) les réformés s’y prennent une volée, Ysoré, baron d’Airvault, soutient les catholiques du duc d’Anjou, futur Henri III, son père avait déjà accueilli Charles IX quatre ans auparavant en 1565. Avant de décamper, Coligny, chef des calvinistes, se venge en incendiant le château. S’ensuit la longue période de ruine et d’abandon avant la reprise au début du XXe puis l’occupation actuelle. Fin de l’histoire. R.C.

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