Autriche Hongrie

 Hoensalzburg 2005 Autriche (Salzbourg)

Publié par ruine sur janvier 11, 2008

Hoensalzburg Autriche

Hoensalzburg Autriche

Le jeune Mozart montait-il régulièrement à la forteresse, lorsqu’il exerçait ses fonctions de maître de concert à la cour du prince archevêque Colloredo ?
En pénétrant dans la cour du château, je suis saisi par une sensation : celle d’une vie grouillante depuis toujours, où un peuple s’activent dans un agglomérat d’habitats. Il aurait dû neiger, simplement une bruine fine glacée tombe dans un brouillard rampant. Imperturbable, le funiculaire déverse des flots de manants immédiatement absorbés, la taille de l’édifice y contribue largement. Deux enceintes, chacune bordée de bâtiments qui abritent des échoppes à souvenirs, restitution fidèle de l’ambiance d’une basse-cour populeuse et industrieuse écrasée par la masse dominante du château haut formé d’un agrégat d’immeubles. S’il subsiste quelques tours, elles se fondent dans la masse de ce qui est considéré comme l’un des plus grands châteaux fort d’Europe Centrale. Evidemment, le point de vue est imprenable, d’un côté la ville et le Danube, de l’autre des prairies s’étendent jusqu’aux pieds des contreforts alpins.
Salzbourg est cernée de collines, celle du château, dominante, s’avance vers le fleuve formant un verrou sur la vallée. Jamais conquise, la grande forteresse a plus de 900 ans. elle a toujours appartenu aux princes archevêques, sa fondation en 1077 est attestée dans tous les guides.
Un différend entre le pape et le monarque aurait déterminé Gebhar à entamer la construction, son successeur verra la fin des travaux. La seconde phase d’agrandissement date des XV et XVIe siècles, elle donne au fort sa configuration actuelle. Une prétendue agitation hongroise et révolte des paysans aurait mis Salzbourg au cœur d’une tourmente, imposant aux archevêques de regagner leur rocher. La vieille forteresse du XIIe se modernise avec de nouveaux bâtiments richement décorés, puis un arsenal et un  grenier, apparemment “l’exil” aurait duré presque 30 années. Les recyclages en caserne et en prison ont certainement évité au site une dénaturation voire une destruction, préservant l’authenticité du lieu et nous épargnant les artefacts d’une reconstruction de pacotille. Il émane du Hohensalzburg une vérité sur ce que pouvait être une citadelle au moyen âge. R. C.

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Sumeg 2004 Hongrie

Publié par ruine sur janvier 3, 2008

Sumeg HongrieSumeg Hongrie

Depuis le lac Balaton, sur le trajet qui nous emmenait vers Sopron et l’Autriche, au milieu de la route se dresse la forteresse de Sümeg, parfaite sur son terril. Tellement improbable cette butte, qui culmine à 270 m, posée là sur l’étendue plane. Inévitablement investie par un château depuis le début du XIVe et certainement bien auparavant par une autre construction. La fortification épouse tout le couronnement avec une longue courtine renforcée de contreforts plats et seulement deux grosses tours aux extrémités Nord et Sud. Accolé à l’enceinte, l’ouvrage Nord pourrait être considéré comme un poste défensif avancé indépendant de l’ensemble, sa construction ultérieure est attestée par les énormes canonnières sur ses quatre côtés. A l’opposé, la tour Sud pouvait faire office de donjon, à cette extrémité le mur en forme d’éperon rehaussé formait une chemise, il s’agit de la partie la plus ancienne du site. L’entrée s’effectue par une longue rampe à flanc de coteau, une élégante tour porche semi circulaire défendait l’accès à l’enceinte basse, plus récente, en bon état. La muraille haute partiellement ruinée, est percée de grandes baies, sans doute des restes de bâtiments d’habitation. Depuis le village tout semble beau et surtout fraîchement restauré, les tours sont recouvertes de pimpantes toitures rouges, une reconstitution de chemin de ronde surplombe bizarrement une partie de la muraille écrêtée.
Tout se gâte lorsque les guides annoncent : de tous les châteaux magyar il est le mieux conservé, ses fêtes médiévales attirent un grand nombre de touristes, il est même inscrit au programme des tours operators, enfin son musée compte nombre de mannequins de cire et recèle des salles basses faisant office de cachot ou de chambres des tortures. Heureusement je n’ai pas eu le temps de monter, je garde le souvenir de cette fière silhouette perchée au milieu de la plaine.
Le village de Sümeg est réputé pour les fresques de son église paroissiale. R.C.

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Sirok 2004 Hongrie

Publié par ruine sur janvier 3, 2008

Sirok HongrieSirok Hongrie Sirok Hongrie

Eger est une charmante petite bourgade au nord de Budapest dans une province vallonnée où les collines sont plantées de vignes et les sommets se couronnent de châteaux. Surplombant la ville, la citadelle n’offre plus que des remparts talutant l’éminence, sur la plate-forme tout est passablement bricolé pour séduire le touriste. A ses pieds, s’étend la petite ville au passé pluri confessionnel, dernier témoin de cette époque, le vieux minaret.
Vers l’ouest, à 40 km il y a Sirok, au fil de la route le paysage se métamorphose rapidement en une contrée de moyenne montagne, flancs plus escarpés, forêts de sapin, vallées sombres. C’est la fin de la journée, accrochée à une barre rocheuse au-dessus du village, la silhouette du fort se découpe parfaitement. Une superbe route monte vers un parking d’autocars, ensuite il te reste un quart d’heure de marche toujours sur le bitume. Le site impressionne d’autant qu’il est solidaire des congressions rocheuses qui le supportent. La construction est datée du XIVe, c’est un château semi troglodytique établi en terrasses. Difficile de ne pas penser aux Vosges du Nord, ça et là, des pains de roche émergent de la forêt, depuis le point culminant le panorama couvre une belle partie du massif du Màtra.
Le versant Sud Ouest inaccessible, offre des parois abruptes surmontées de murailles, de l’autre côté, les systèmes défensifs semblent plus développés, à commencer par de nombreuses salles de tir taillées dans le tuf. Le site est défendu par un premier rang de fortifications juste en contrebas du piton. Particularité de cette enceinte ; son appareil, constitué de pierres de réemploi portant des traces de graffitis et des tailles d’éléments décoratifs pré roman. Sur la partie haute, assise sur le rocher, la plupart des structures maçonnées ont été arasées, ne subsistent que des lambeaux de murs et surtout des salles souterraines accessibles par des escaliers qui s’enfoncent dans la roche.
A cette heure avancée du jour, le soleil rasant procure à la roche et aux pierres une coloration rose, orangée qui se détache du bleu violet du ciel. Encore un que je ne reverrai pas, retour à Eger, la forêt paraît encore plus sombre. R.C.

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