Ecosse

Findlater 2000 Ecosse

Publié par ruine sur décembre 14, 2007

Findlater Ecosse

Findlater Ecosse

Localisation sur une route perpendiculaire à l’A98 vers Sandend entre Cullen et Portsoy
On en parle dès 1246, le château actuel daterait de la fin du XIVe, il est abandonné vers 1600.
Les “3 points” en triangle sur la carte signalaient une ruine, pas de mention dans les guides, pas de fléchage depuis la nationale. Une route creuse s’enfonce entre ses talus, j’imaginais découvrir au loin la découpe des murs sur l’horizon, je ralentis, un coup d’œil à la carte me confirme ; la seule route mène à la mer. Ensuite, le chemin conduit à une cour de ferme abandonnée où je laisse lavoiture à côté d’une autre. Un sentier se dirige vers la mer entre des champs de blé, toujours rien au loin, à part un silo en forme de tour surmontée d’une coupole, ça transpire le médiéval ce truc. J’accélère le pas pour atteindre la mer, les “3 points” étaient sur l’eau. Il est là, en dessous, sur un éperon, en contrebas de la falaise. Je croise un couple, certainement ceux de la VW. Je serai seul sur le site avec les cormorans qui tournoient au-dessus des ruines. Elles sont à l’abandon depuis longtemps, le “Trust Royal” semble les avoir oubliées, apparemment il reste des abris.
Le site incroyable, un vrai repaire de naufrageurs, partout autour les falaises noires, la roche découpée et le bruit des vagues. Au pied du site une petite plage de galets servait aux résidents pour abriter leurs barques. Le château s’étale sur toute la longueur de l’éperon (50 m), l’accès s’effectue depuis un sentier qui descend de la falaise, j’imagine l’emplacement du pont-levis, l’ensemble est bien isolé mais à la portée d’un jet de pierre depuis le plateau. Les bâtiments sont trop ruinés, difficile d’appréhender l’allure générale, il ne subsiste plus rien d’un quelconque système défensif. La construction est sommaire, un appareil grossier de blocs de schiste, à demi enterrées les salles ou les gaines sont couvertes de voûtes de blocage, les ouvertures, trous béants, sont tournés vers la mer. A quoi pouvait servir ce fort, un poste avancé pour des expéditions maritimes, nous sommes au nord de l’Ecosse. Les roches s’assombrissent, dans une heure il fera nuit, ça doit être redoutable l’obscurité par ici, je me remémore mes histoires illustrées de gamin quand des naufrageurs accrochaient des lanternes sur les têtes des bœufs pour détourner les navires, difficile de ne pas songer aux “contrebandiers de Moonfleet”. En repartant tu te retournes trois ou quatre fois jusqu’à ce que le château disparaisse, encore une fois, tu sais que tu ne reviendras pas.
Pas d’économie : un voyage en Ecosse, sans passer par Eilan Donan. R. C.

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Kildrummy 2000 Ecosse

Publié par ruine sur décembre 14, 2007

Kildrummy Ecosse

A 45 km à l’ouest de la ville d’Aberdeen sur la A 97.
Construction du XIIIe. Belle et vraie histoire : au début du XIVe, trahis lors d’un siège, par un forgeron qui met le feu, la garnison et le seigneur Osbourne sont exécutés, le traître est payé en or, certes, mais il lui est coulé au fond de la gorge et le château part en fumée. C’était une forteresse imposante avec 6 tours, dont une de 7 étages ! Un logis est reconstruit au XVIe,
le château est abandonné au XVIIe par James Stuart qui se sauve en France.
Aux termes de plusieurs visites, je ne garde plus beaucoup d’espoir de retrouver une belle ruine, brute sans gazon tondu, sans chemin d’accès bitumé, sans mur parfaitement hors gel, et façade ravalée. Kildrummy ne dément pas mes propos fielleux, je fais le tour des ruines au pas de charge, je jette un œil à l’ensemble décidément sans aucun charme. Heureusement les paysages aux alentours ondoient un max, une belle nature généreuse séculairement domestiquée, j’ai déjà oublié le château et ses murailles fadasses.
Economie, je ne me souviens plus si l’entrée est payante, ça ne vaut toujours pas un long détour. R. C.

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Spynie Palace 2000 Ecosse

Publié par ruine sur décembre 14, 2007

Spynie Palace

Toujours dans la région de Moray près d’Elgin au nord, il s’agit de la résidence épiscopale des évêques d’Elgin.
Une grosse tour carrée et son enceinte éparpillés sur une prairie. Fondation au XIIIe, premières constructions en bois puis élévation en pierre au XIVe, les bâtiments ruinés datent du XVe, la tour principale date de 1462, elle sera terminée en 82, pas moins de cinq étages.
Après les catholiques viennent les protestants, pour un abandon progressif au XVIIe.
Rituel immuable, le lecteur appréciera mon vocabulaire et ma syntaxe que je m’efforce de varier tant les sujets se répètent à l’envi : gazon fin, mur bétonné, chemins bitumés, entrée payante, horizon dégagé… J’enrage, à chaque visite, je maudis un peu plus ces foutus Ecossais qui transforment leur moindre ruine en parcours de golf. Les générations futures n’ont pas de soucis à se faire, dans mille ans, les ruines seront toujours là, intactes sans charme, sans poésie, témoins d’un passé bien repassé. R. C.

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Dufus 2000 Ecosse

Publié par ruine sur décembre 14, 2007

Dufus castle

Dans la région de Moray près d’Elgin au nord ouest du pays, une motte castrale typique. Lors de sa construction il était au bord d’un loch qui s’est envasé.
La configuration archétypale d’un château de bois : sur un promontoire, une tour ceinte d’un mur avec des adjonctions tardives.
Première fondation au XIIe, premier incendie en 1297, puis la motte artificielle n’a pas supporté le poids de la tour qui a glissé en emportant une partie de la courtine. Le château a été
abandonné au XVIIe.
Pour une fois nous ne payons pas de droits d’entrée, contents. Le lieu bucolique est formidablement photogénique, un mamelon à la rondeur parfaite dont la tonte de son gazon l’est tout autant. Aux alentours paissent tranquillement des moutons, le vent du large souffle, nous sommes vraiment en Ecosse. L’intérieur est décevant, encore trop préservé, en revanche les gogs de travers dans la partie effondrée sont plutôt cocasses. En s’affaissant la motte a entraîné tout un angle de la tour dont un bloc de maçonnerie avec une galerie et ses latrines. Les enfants apprécieront.
Pas d’économie, en tout cas les Allemands doivent apprécier la restauration des châteaux écossais, ils procèdent de la même façon pour entretenir leurs ruines. Profitons de la France avec ses trésors encore oubliés. R.C.

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Eilan Donan 2000 Ecosse

Publié par ruine sur décembre 8, 2007

Eilan Donan

Combien de fois, l’ai-je feuilletée cette brochure touristique en rêvant de ce château un peu comme le point d’orgue de mon voyage.
Fondation en 1220 en poste défensif contre les invasions vikings. Il est mitraillé par les canons de frégates anglaises en 1719 qui ne laissent que misère et ruines fumantes. Restauré en 1912, l’opération a duré 20 ans, pas spécialement rapide les garçons, ce n’est ni Pierrefonds, ni le Haut Koenigsbourg !
Rien qu’avec ce château les Ecossais remplissent leur charter. Vous l’imaginez au bord d’un loch, au fin fond d’une vallée et vous entendez au loin les sabots des Highlanders qui rentrent au bercail, pendant qu’un agriculteur moissonne au volant de son David Brown.
Un bel exemple de visite à éviter, comme je l’ai écrit plus haut le château a été reconstruit au début du XXe siècle sur des ruines et bricolées à la sauce roast. L’intérieur ne présente aucun intérêt, enfin pour les passionnés de mannequins aux tronches cireuses, vous serez comblés, la cuisine est bruitée, casseroles et cuisinière crépitante se répondent par hauts parleurs. La grande salle de réception est tout autant croquignolesque, entre la décoration “retour des colonies” et l’animation musicale cornemuse, merci Revox, nous vivons là un grand moment de pastiche du plus mauvais goût. A l’extérieur, la prosaïque réalité nous rattrape aussi, le lieu est cerné par un visitor center au style international à 100 m, puis un village avec de charmants hangars en tôle enfin une nationale blindée de caisses le contourne à peine.
Economie : un voyage en Ecosse. R. C.

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Urqhart (Loch Ness) 2000 Ecosse

Publié par ruine sur décembre 8, 2007

Urqhart Castle Loch ness

Visitor center à 100 m.
Premier établissement au XIIIe, reconstruit au XVIe puis démoli définitivement en 1692, les bâtiments ruinés visibles datent du milieu du XVIe.
Les châteaux écossais sont gérés par une compagnie le “Royal Trust Castle” à vocation lucrative exclusivement, les ruines sont parfaitement entretenues, hors gel, tranquilles elles reposent sur un beau gazon. Non loin, veille le visitor center où le touriste est convié à demeurer le plus longtemps possible, afin d’assouvir sa soif de consommation et d’enrichir les actionnaires du “trust”. En période estivale, les lieux sont recouverts d’estivants que des mini-bus déversent régulièrement depuis la corniche.
Le château est en contrebas de la route, l’ancien visitor center au design vernaculaire, est lui, judicieusement placé au bord de la nationale, idéal, pour ceux qui se contenteraient de jeter un œil planant sur les ruines, attablés à la terrasse en sirotant une bière. Un nouveau visitor center est en construction, plus vaste, plus… moderne.
Penchez-vous par dessus la muraille, c’est très beau un mur qui plongent profondément dans les eaux bleues sombres opaques d’un loch.
Economie : la bière à la terrasse du visitor center tellement c’est Disney, les minibus navettes qui vous acheminent du site au parking sont free, rare en Ecosse. R. C.

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Braemar 2000 Ecosse

Publié par ruine sur décembre 8, 2007

Braemar Castle

Haute vallée de la Dee.
Construction en 1628 d’un relais de chasse, premier incendie en 1689 (révolte Jacobite), reconstruit et réaménagé au milieu du XVIIIe par les frères Adam qui allaient devenir des types célèbres… Sûrement pas dans la décoration intérieure de château. A ne pas louper, grand moment d’aménagement intérieur kitsch où le rose
rivalise avec le vert et les jaunes ocres ou pales. Les Ecossais en sont très fiers.
L’approche, au milieu des montagnes dégoulinantes de vert la route serpente, image de carte postale. De leur vallée de la Dee, les Ecossais en font tout un plat, en fait ça ressemble méchamment au Massif Central. Le ruban de goudron se déroule, je file vers Braemar, j’aurai toujours cette semblable émotion à l’approche d’un château. Quand au détour d’un virage, la bâtisse m’apparaît, une grosse tour ceinte d’un muret crenelé.
Au premier coup d’œil ça transpire l’opérette, un vrai décor de cinoche, tout est impeccablement recouvert d’un enduit projeté gris coloré vieux rose. Les merlons sont de l’épaisseur d’un mur de parpaings et des tourelles ridicules encadrent les façades. Je paie quand même l’entrée, ma première intuition était bonne, il aurait mieux valu fuir. Je me retrouve dans cet intérieur coquet, plutôt de mauvais goût : du “charlotte aux fraises” pour de vieux richards. Collection de cors de chasse et de batterie de cuisine rivalisent avec des rouets, des plaids au crochet.
Ca craint vraiment, plus loin dans la vallée la reine mère vient passer quelques temps en été, il fait si chaud dans le sud de l’Ile…
Economie : le prix du billet d’entrée. R. C.

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Saint Andrew 2000 Ecosse

Publié par ruine sur décembre 8, 2007

Saint Andrew

Saint Andrew

Première citation au XIIIe, il s’agit d’un palais épiscopal fortifié, démantelé pendant les guerres de religion. Il domine la côte, entre la ville et un golf, le plus ancien du monde.
Premier château de mon périple organisé par un “tour operateur”, le programme proposait des hôtels de “charme” à proximité de sites remarquables. Entre arnaque et déconvenues, les hébergements “charmants” s’avéraient décevants et il apparaissait évident que dans le choix des résidences prévalait d’abord le critère économique. Enfin, déception majeure, les ruines écossaises sauvegardées dans leurs moindres détails me semblent trop apprêtées, trop fréquentées, trop marketées.
Je pense qu’il est temps de rétablir la vérité sur le mythe de l’Ecosse, terre de Landes cruelles, aux miliers de châteaux engendrés par la roche qu’ils défendent et de contrées aux histoires extraordinaires. Le pays ne regorge pas de ruines romantiques, ses paysages ne sont pas les plus typiques et la volonté forcenée de rentabiliser ses sites touristiques masque toute vélléité d’abandon à la rêverie. Le tourisme en Ecosse ne permet aucun échapatoire à la société de consommation, seules les îles du Nord Ouest offrent encore des sensations, mais il n’y a pas de châteaux.
A St Andrew, les rares attraits du site résident : primo dans un couloir de sape creusé sous la dernière tour restant debout, l’ensemble pittoresque se visite. Secundo, à marée basse la vue sur la grève au pied du château avec ses roches noires peignées par les marées et sinistrement battues par le vent caricaturent parfaitement les dépliants touristiques.
Economie : pour ceux qui jouent au golf seulement. R. C.

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